‹ AristoteChapitre 120 sur 304 · Ar.iST., De an., A · texte numérisé non relu

Ar.iST., De an., A

2. 1(1., FAh. Nie, r, 5, 1112», 30-31; Ibid., G, 1113^ 30 et sqq.

3. Id., De. ««., A, 3, 407", 32-33 : ë^i o -'ri vo-/]ai; ëotxev r\çe[i'/]aei xivl xai iizis'ziati (xà»ov ?; xtvT^(7et.

l'ame. 143

bien rintelligence « royale » procède par points; et alors elle n'enveloppera jamais tout son objet, vu que le nombre de points enfermés dans chaque sphère est infini. Ou bien elle procède par parties; et alors elle connaîtra plusieurs fois la même chose, vu que chaque sphère est un tout fini. Or ces deux conséquences sont également inadmissibles : il n'y a ni succession, ni limite, ni répétition dans le développement de la pensée divine; elle est toujours tout ce qu'elle peut être K Platon, d'ailleurs, veut expliquer par sa définition de l'âme le devenir qui se manifeste dans la nature; et il n'y réussit pas. « L'âme, dit-il, se meut ellemême ; et, par le mouvement qu'elle s'imprime, elle meut les corps avec lesquels elle est entrelacée ». Mais, si l'âme se meut elle-même, elle peut aussi ne pas se mouvoir; si elle peut ne pas se mouvoir, l'impulsion qu'elle produit au dehors peut aussi ne pas être. Et dans ce cas, le mouvement cosmique n'a plus rien de nécessaire; il n'est que contingent : ce qui est impossible, comme on l'a déjà vu plus haut 2. Impossible aussi que l'âme qui préside aux révolutions célestes ne soit pas heureuse. Platon avoue lui-même que, si elle est au-dessus du plaisir, elle n'est point au-dessus du bonheur. Et, pourtant, il n'y a rien de pareil, si elle est condamnée à tirer d'ellemême l'effort voulu pour imprimer aux sphères le mouvement vertigineux qui les entraîne autour de leur centre commun; sa vie, dans dételles conditions, devient une fatigue qui n'a pas de remède, une douleur qui n'a ni trêve ni soulagement, im tourment éternel : sa destinée

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