Arist., De an., A, 3, 40G
2. Id.ylbid., A, 3, 400", 3-5 : el ôè toOt' èvSéxsTat, xal è^e^OoOcrav elaiévat 7râ).tv èvôevoiT'âv touto) ô' enoiT* àv tô àviataCTOai xà TeûveûTa TÙiv Ji<î>wv.
3. Id., Ibid., A, 1, 403', lG-25 : ëovxeSà xal xà xrn 4'^X^î TràOrjTtavxa etvat (lexà ffa)(iaxo;, 0u[i6;, Ttpadxrj;, <p66o;, èXeo;, ftapcxoç, êxi x^P* ^'°'' "^^ çiXeTv xe xal |ti(T£Ïv ét(xa yàp xoûxoi; 7t(xa-/et xi xo aûifxa..; De sens., 1, 430", 0-10; 436'', 1-4; De Mem., 2, 453*, 14 et sqq.
l'ami:. 14.7
pects divers, c'est qu'ils constituent une seule et même substance : tels modes, tel sujet ^
Si Fâme et le corps ne font qu'une seule et même substance (ojaia), il est de rig-ueur logique que l'une soit forme et l'autre matière. Or c'est au corps que revient le rôle de matière; car l'étendue, par elle-même, n'existe qu'à l'état de puissance, elle ne devient ceci ou cela qu'autant qu'il s'y déploie une force qui l'actualise : elle ne devient ceci ou cela qu'autant qu'elle est informée. Et, si le corps joue dans l'être vivant le rôle de matière, il faut par là même que l'àme y joue le rôle de forme 2. C'est d'ailleurs ce qui peut s'établir directement. « L'âme est primordialement ce par quoi nous vivons, sentons et pensons » ^ : l'âme est le principe de tous nos modes d'énergie; et, par suite, c'est bien elle, c'est elle seule, qui mérite le nom de forme '.
Dire que l'âme est la forme du corps, c'est affirmer du même coup qu'elle en est l'acte (èvTsXlxîia). « Mais ce terme s'entend de deux manières : ou comme la science, ou comme la contemplation. Et c'est dans le premier sens, évidemment, qu'il se prend ici. Car, au cours de l'existence de l'âme, il y a du sommeil et de la veille; et la
1. Arist., De an., A, 1, 403», 3-lG : ... el (xàv ouv ia-vi xt Toiv x?j; ij^^j^riç Ipytovi^ ita8r][xâT(ov ÏStov, Èvôé-^oit' àv a-Jx/jv "/(opîÇeffOar el Ss ij/CjOév é(7xiv loiov aOx^;, oùx àveïrj/wpKTXT^, aklà. xa8àKepx<6 eùOîï, Xi £ÙO-j, TcoXXà au{xêaîv£i,oiov a7xx£(T6ai Tf,^ ycûy.ri:, (jqpaipa; xaxà ffxiYixyjv, oO \Li\xoi ^^ oi'\/ZT:y.i xo'jtou yoiOiabïy tô £Ù9ûâ/a)pi<rxov yi?, slmçi àcl (xexà atôjxaxô; xivo; âcxtv.
2. Id., Ibid., B, 1, 412*, 16-19 : kizzi o" èirxi (TtL^ia xal xoiovS*. xoùxo, Z^toriv yàçi £X°^» ^^''^ ^"^ ^'■'î ^^ <y(ii[xa 'i'^xr,* où yap èffxi xwv xaO' ÛTioxeipLévov» to ffwfjLa, (ià/.Xov ô' (b; ÛTïoxsîfxevov xat vi),-/).
3. PL, Ibid., B, 2, 414', 12-13 : t?i 4'^X^ ^à toOto w Çwixev xat aî<T6av6[xe6a xai ôiavoo-jjjieôa ixpœxa);.
4. Id., Ibid., B, 2, 414*, 13-19 : wtts Xôyo; xt; àv s'îri xal eîôo;, àXX' oOx OXrj xal xô 07:oxe([JL£vov...
veille est analogue à la contemplation, le sommeil au fait de posséder la science et de ne pas la penser » ^. « L'âme est donc l'acte primitif du corps » ^. Et, par là même, on peut dire d'une certaine façon qu'elle n'est ni totalement réalisée ni totalement réaKsable. Elle renferme un fond de puissance; elle contient un principe de devenir, en vertu duquel elle tend sans cesse vers l'Acte pur sans jamais l'atteindre : elle est susceptible de développement et ne s'achève jamais.
Il n'y a là toutefois que l'un des deux aspects de la question.
La plupart des philosophes « se bornent à chercher ce que c'est que l'àme; quant à la nature du corps qui doit la recevoir, ils ne la déterminent nullement. Ils procèdent comme si, d'après les mythes pythagoriciens, n'importe quelle âme pouvait revêtir n'importe quel corps '^ » : « ils parlent à peu près comme celui qui dirait que Tart du charpentier peut descendre dans des flûtes « '*. Pourtant l'àme et le corps « ont entre eux une communication intime : l'un est agent, l'autre patient; l'un est moteur, l'autre mû. Et ces rapports mutuels ne s'établissent pas au hasard » ^. Il importe donc de défmir de quelle espèce de corps l'àme est « l'acte primitif » ; et voici comment on le peut faire.
Par là même que l'àme est « l'acte premier d'un corps », elle n'existe jamais dans les êtres artificiels; car ces êtres, considérés comme tels, n'ont qu'une détermination de