‹ AristoteChapitre 133 sur 304 · Id., JbicL, r, 12, 434% 11-24; De sens · texte numérisé non relu

Id., JbicL, r, 12, 434% 11-24; De sens

3. Id., De an., T, 12, 434*, 24 et sqq.; De sens., 1, 43G", 18-21.

4. Id., De sens., 1, 437', 1-17; De an., F, 12, 434", 3-i; Ihid., l\ 13,. 435", 19-25.

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tinguer au j ustc où se trouve leur limite commune et duquel des deux relèvent les intermédiaires. Au règne inanimé succède immédiatement le règne des plantes. Or les j)lantes, comparées entre elles, semblent déjà présenter différents degrés de vie; de plus, mises en face des êtres inorganiques, elles paraissent animées de quelque manière; et, mises en face des animaux, elles paraissent au contraire dépourvues de vie. Le passage des plantes aux animaux est également continu. On peut se demander, à propos de certains types marins, si ce sont des animaux ou des plantes. Car ils sont adhérents au sol ; et, si on les arrache, nombre d'entre eux en périssent. Les pinnes, par exemple, sont adhérentes; et les solens, une fois détachés, ne peuvent pas vivre. En général, les crustacés, quand on les compare aux animaux qui se meuvent d un endroit à un autre, ont l'apparence de la plante w^. On remarque le même genre de gradation, lorsqu'on examine les différents modes que revêtent la sensation, la génération et la nutrition. Tout se tient, tout s'apparente dans la nature, et de telle sorte que plus on connaît d'individus, moins on est tenté de faire des classifications 2.

A la continuité se rattache une autre loi, qui est celle de l'analogie. Quand la nature varie son œuvre, c'est encore dans l'unité d'un même motif qui reparaît toujours^. Au système osseux correspondent, chez les poissons et les serpents, les arêtes et les cartilages*. Les plumes

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