‹ AristoteChapitre 141 sur 304 · Id., Ibid · texte numérisé non relu

Id., Ibid

l'amh. 167

canal mitoyen, le sang le plus pur monte vers le cerveau, tandis que, par sa partie intérieure, le sang le moins pur descend vers les intestins ^ . De plus, chacune des deux moitiés de la veine médiane s'épanouit en embranchements, dont le nombre augmente au fur et à mesure qu'on s'éloigne du centre : Grâce à ces embranchements, le sang est porté jusqu'aux extrémités du corps ^, vivifiant tout sur sa route dans la proportion où chaque partie peut se l'assimiler. Ainsi, l'on peut dire avecMeyer qu'Aristote n'a connu ni la distinction des veines et des artères, ni la circulation du sang ^\ mais il est bon de remarquer aussi que ce sont là deux découvertes dont il s'est approché d'assez près.

A la nutrition se rattache tout un ensemble de fonctions organiques qui en sont ou les auxiliaires ou les eifets. Le foie, la rate et la membrane graisseuse qui entoure les viscères contribuent à l'accroissement de la chaleur animale ^. Le cerveau, tout au contraire, en est, par sa froideur naturelle, comme le perpétuel modérateur^'. Les reins et la vessie sont des appareils de sécrétion ^. D'autre part, le cœur se dilate sous l'influence de son travail de cuisson et force par là môme les cavités des poumons à se dilater aussi : ce qui fait que l'air s'y

1. AniST., De somn., 3, 458% 13-24; Part, an., B, 2, 647^, 31 et sqq.

2. Mais ce sont les mêmes vaisseaux qui servent au mouvement centrifuge qui part du mésentère, au mouvement centripète dont le terme est le cœur, et au mouvement centrifuge qui a pour point initiai le cœur luimême.

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