Arist., Gai. a>i.,\, 3, 7G7»-7G
2. Id., Ibid., A, 1, 7GG^ 7-15; Ibid., A, l'J, 72G^ 5-17. Voir d'ailleurs les chapitres 17, 18, 19 et 20 du livre premier du môme ouvrage,
3. Id., Ibid., B, 1, 734^ 31-30; /^/c/., B, 4, 740", 25-31; Ibid.,B, G, 743% 3-4 rr, 8è YÉv&ai; èttiv èx T(i)v i[Jioioti£j-â>v ûitô t|;j$î(o;-/ai Ce;y(A6i:v,xo; ; JOul., - 1- 20; Ibid., A, 1, 705^ 8 et sqq.
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draient des spermes, si la femme avait un tempérament plus vigoureux et plus chaud : les menstrues sont des spermes ébauchés, comme la femme elle-même est un homme en devenir^ Et ce qui est vrai des vivants à système sexuel, l'est aussi des plantes. Les semences qu'enferment les fruits sont les analogues des spermes; et les rejetons sont un effet de la croissance, qui a pour cause la nourriture.
La puissance génératrice se ramène donc à la puissance nutritive 2 : elle n'en est qu'un point de vue. D'autre part, la puissance nutritive n'est pas purement corporelle ; car le corps, considéré en lui-même, ne suffît de soi ni à produire ni à maintenir l'harmonieux balancement de ses parties. C'est l'âme qui emploie et façonne la nourriture au profit de l'être dont elle est la forme; la faculté nutritive est d'ordre psychologique.
Ainsi pensait Aristote au sujet de la nutrition. Et, certes, sa théorie est loin d'être vraie à tous égards : elle sent son antiquité. Mais elle n'en contient pas moins des vues remarquables. Inspiré par sa philosophie de la matière et de la forme, Aristote soutient déjà que la nutrition suppose la présence d'un principe hyperphysique, l'intervention « d'un agent spécial », comme l'a dit Claude Bernard en notre siècle. Il enseigne tout le premier que le cœur est le centre de la vie organique : d'après lui, les vaisseaux sanguins aboutissent tous au cœur pour s'irradier ensuite dans les différentes parties du corps. Aristote constate également le phénomène de l'hérédité et en donne une explication aussi suggestive qu'originale.
1. AniST,, Gêner, an., A, 20, 728*, 17-20 : ... Itti yàp xà xaTa^jn^via (xrcépjjLaoù xaOapôv à).).à ÔEÔtjLSvov iç>ya<7'.v.:i... ; Ibid., B, 3, 737", 17-29.