‹ AristoteChapitre 145 sur 304 · Id., IbicL, B · texte numérisé non relu

Id., IbicL, B

3. 7^/., Ibid., r, 2, 425»», 26-28 : -q 6à toO alTâriToû èvspyeia xai -rr,; aînOyiaew; f, aùxri (xiv écrit -aoli [j.(a, t6 o' eîvai où tô aùxô aOtaîç* /.éya) ô' ùîov ô <\i6ifo:; 6 xaT' ÈvépYeiav xai r, àxoy)r| xax' èvépyeiav ; Ibid., 425*», 28-31, 426», 1-20.

178 ARISrOTE.

« Les anciens physiologues ne s'exprimaient pas avec justesse, lorsqu'ils disaient qu'il n'y a ni blanc ni noir en dehors de la vision, ni saveur en dehors du goût; leur langage cachait un mélange d'erreur et de vérité. La sensation et le sensible se prennent de deux manières : à l'état de puissance et à l'état d'acte. Leur façon de parler était exacte dans le dernier sens, inexacte dans le second » ^ Le sensible en lui-même est antérieur à la sensation ^ : la sensation le suppose, comme le mobile suppose le moteur^.

Non seulement il y a un monde extérieur, mais ce monde est semblable aux formes vivantes qu'il produit dans nos organes '*. Démocrite se trompait en enseignant qu'il n'existe au dehors de nous-mêmes que des atomes qui se meuvent, se croisent et s'entrechoquent dans le silence éternel du vide infini. Elle est autrement profonde, autrement riche et diverse en ses effets, l'énergie qui s'exerce au sein de l'univers. Nous ne prêtons à la nature ni l'immensité du ciel, ni la magie des couleurs, ni la mystérieuse arithmétique des sons, ni le charme des parfums ; c'est d'elle, au contraire, que nous vient comme une image intérieure de toutes ces choses. Supposé qu'il n'y ait plus sur le globe aucun être

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