‹ AristoteChapitre 149 sur 304 · Ilnd., 2, 'i · texte numérisé non relu

Ilnd., 2, 'i

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visuel qu'à condition d'avoir un volume immense. La réflexion est une réductrice toujours en éveil des erreurs de la sensation ^

Aristote poursuit donc la relativité partout où il la rencontre : il en est l'ennemi, comme Protagoras était celui de l'être. Mais, malgré son effort génial, il ne semble pas qu'il l'ait entièrement évincée.

A l'élat normal, nous ne voyons pas tous les mêmes teintes en face du même objet; nous ne sentons pas tous les mêmes fleurs de la même façon; et ce qui est lourd pour un oiseau, se trouve d'être léger pour un éléphant 2. Il y a dans la sensation une équation individuelle, et peutêtre aussi une équation spécifique, qui résiste à la théorie d' Aristote. On peut même dire que le principe fondamental de cette théorie demeure sujet à caution. Qui nous dit que la fmalité demande une ressemblance parfaite de la représentation à son objet? Tout ne va-t-il pas comme auparavant, si l'on suppose une série de signes qui symbolisent la suite des faits naturels sans en être les sosies?

De la valeur objective de la connaissance sensible, Aristote passe à ce que l'on peut appeler son extension.

Il y a cinq sens, et l'on ne conçoit pas qu'il y en ait plus 3 ; car, s'il y avait un sens de plus, quelle pourrait être sa matière? Ce ne serait pas du feu, vu que le feu, composant comme la base de tous les sens, n'est propre par là même à aucun d'eux ; ce ne serait pas de la terre non plus, vu que la terre a dans le toucher la seule place

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