Arist., De insomn
2.1d., Met.,T, 5, 1009^ 7-10; Ibid., 10I0^ 4-10. Aristote exprime en ces deux passages des objections que sa théorie ne résout que partiellement. 3. Id., De an., r, 1 , 424^ 22-24.
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qui lui convienne. Restent donc l'air et Teau. Mais l'air forme déjà l'ouïe ; l'eau, la vue; l'air et l'eau, l'odorat : de telle sorte qu'il est impossible de combiner ces deux corps simples de manière à obtenir un organe nouveau ^ Il faut qu'il n'y ait que cinq sens : ainsi le veut la physique. D'autre part, l'homme n'est pas né pour un savoir incomplet et fragmentaire ; du moment qu'il possède l'intelligence, sa fin doit être la science universelle. Or la science universelle n'est faisable que si l'on perçoit l'ensemble des phénomènes à travers lesquels se manifeste l'essence des choses : celui-là seul peut connaître toutes les formes intelligibles qui connaît d'abord toutes les formes sensibles^, il y a donc lieu de croire que les cinq sens dont nous sommes doués suffisent à nous mettre en rapport avec la totalité des aspects sous lesquels se présente la nature : il n'existe dans la réalité aucun mouvement, aucun mode, aucune qualité, aucune détermination quelconque dont ils ne soient à même de nous informer. Ainsi le veut la téléologie.
l.AïusT., De an., r, 1,424^,31-34 ;425», 1-10; De serti., 2, 438^ 19-30; 439, 1-5; ce dernier passage présente une varianle. L'odorat ne s'y compose plus d'air et d'eau ; il est de feu, Tiupo; ôà Trjv ôcrçpyiGiv. Mais celte varianle s'explique à la rigueur : si l'on peut dire que l'odorat se compose de feu, c'est sans doute parce que ce corps simple, qui est la condition de toute sensibilité, se trouve en plus grande abondance dans l'odorat, sans constituer pourtant sa caractéristique.
2. Id., Anal, post.. A, 13, 81*, 38-40 : çavsoôv ûà xai ôxi, e't ti; aiaOyi^nc èx)iXoi7tev, àvàyxY) xal £Tci<T'nn[xriv xivà èxÀe/omévat, y^v àouvarov >aêetv, eïnep (i.av6àvûfxcv -71 èncr{uiyri 9) àTi&SsîÇei; De an., T, 8, 432', 3-10. — Themistius donne la mômi; interprétation [Paraphr. Arist., II, 149, 23-27) : ôtqXyi ôe £(jTiv y, cfUTi;, ôxi 7îavTa-/rjO "uà; àxs/catepa; ouvàaei; ôXoxÀ'^ipouç Tat<; te- Xeioxepai; TipoOSàXXtxat, waTS etuep èv àvOpwnfi) X&yoc; xal voO;, Ttàaat àv aùxùi TcpouTiâpyoïev a'. alaOyJCTeK;. — Idem dans Simpl. (De anima, 173, 30 et sqq.); PniLop. {In Arist. De anima llbros comm., 450, 819, éd. IIvvdick, Berlin, 1897)j Alex. Aphu. (Dean., 05, 20, 60, 1-8, éd. Buuns, Berlin, 1887).
l'ame. 185
Apres l'étude de la connaissance sensible, se présente celle des sensibles eux-mêmes, dont il faut dire quelques mots.
Les corps ne sont pas colorés de leur nature. Us renferment tous à un degré ou à un autre une certaine propriété qui en est inséparable bien que distincte, et qui s'appelle le diaphane i. L'acte du diaphane est la lumière ; sa puissance, l'obscurité -; et le mélange à proportions diverses de ces deux extrêmes compose la gamme des couleurs ^. Mais, puisque le diaphane passe de la puissance à l'acte, il lui faut un moteur^; ce moteur est un autre diaphane en acte qui suppose lui-même un autre diaphane en acte. Or l'on ne peut aller ainsi indéfiniment : il doit y avoir un premier diaphane immobile, qui ne peut être que la lumière des astres. En effet, bien que les astres changent de place, ils sont d'eux-mêmes autant d'actes pleins; et, par suite, la lumière qu'ils répandent ne soutire aucune défaillance : elle est éternelle et fixe comme le foyer qui la produit ^. Ce n'est pas, toutefois, que la lumière se fasse à la manière dont l'a soutenu Em-
1. Arist., Z>e5ew5., 3, 439% 21-25 : ô Si )iY'i[J'-£''' ^i^Ç^tvs;, où/, ëffxiv'tôiov àépo; iq uSaxo; oOô' àXXou twv O'jtw XîYOfxsvwv (7Ci)[xaTa)v, â).Xâ xi; èaxi xoivrj cp-jo-i; v.al èuvajJLiî, VI yoiO'.a-zi] [).ïi oùx ea-civ, ev toûtoi; ô' iaû, xai toï; àXXot; (jtotxacrtv £vu7ïâp-/^i, toi; [xèv [xàXXovrùT; 5' y^ttov ; Dean., H, 7, 418", 4-9.
2. Id., De an., li, 7, 418", 9-11; Ibid., 419», 11 : -;i ô' èvTsXc'xeia toO Siaçavoù; çc5; ècTTtv ; Ibid., 418", 18-20.