‹ AristoteChapitre 151 sur 304 · Id., De sens · texte numérisé non relu

Id., De sens

4. Id., De an., B, 7, 418", 11-13. Le feu ]ui-mOme, en tant que lumineux, est du diaphane en acte. De sens.j 3, 439*, 18-21.

5. Id., De an., B, 7, 418»», 7-9 : où yàp tq (ISwp où5' -^ àrip, otaçave;, àXX' on £5x1 çùc.; u7xdip-/0U(Ta yj aùxr) èv xoùxoi; à;j.!jpoxspoi; xal év xCù àtoîw tw (x-^oj (7w|xaxi; SiMPL. {De an., 133, 27) : xô ôà oùpàviov el -/.ai àaa çtot'.'jxixôv xc' éaxt xal ôta^avs;, àXX' ëxecov aùxôi t6 ôiaçavôï xe eîvai -/.al ftox'.crxiy.tô. Ce diaphane céleste est toujours en acte; et voilà le moteur immobile du diaphane en devenir.

pédocle. Elle ne se propage pas de proche en proche, et comme par ondes; elle ne chemine pas à travers l'air et l'eau, ses milieux naturels; elle envahit d'un coup, comme la pensée, tout l'espace qu'elle enveloppe ^ C'est quelque chose d'incorporel 2.

Le son, tout au contraire, se transmet de point en point ^, à la manière dont fait un projectile. C'est un choc qui ébranle la couche d'air ambiante, laquelle ébranle à son tour la couche d'air continue^. Si l'impulsion reçue est trop faible, l'air se disperse et demeure silencieux; mais, si elle acquiert une certaine force, l'air résiste et il se produit un son ^. Supposé que ce son vienne à rencontrer une surface creuse, il se fait un mouvement en retour, et l'on a ce que l'on appelle un écho ^. Supposé que le mouvement imprimé par le choc initial s'engouffre dans une cavité qui est elle-même remplie d'air, cet air s'y répercute et la cavité retentit. C'est cette dernière hypothèse que réalise l'oreille. Elle contient de l'air qui reste enfermé dans ses circuits, et qui s'ébranle au contact des vibrations atmosphériques; delà les phénomènes d'audition'^. Quoique le son se transmette à travers l'air, et même à travers l'eau, il n'est pas un mouvement; c'est une qualité, aussi bien que la lumière, mais une qualité qui voyage: l'air reçoit

1. AuisT., De sens., 6, 410^, 27-30; 447', 1-10; De an., P., 7, 418", 20-26.

2. I(/., De an., B, 7, 418»>, 13-17. Cette conception est bien hellénique. Quand on risite la Grèce, on a tout naturellement l'impression de l'immatérialité de la lumière.

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