‹ AristoteChapitre 158 sur 304 · Id., Ibid. , 3, ifii · texte numérisé non relu

Id., Ibid. , 3, ifii

H.Id.,Ibid.,3, 461'', 17-21 : ... é/ou^ai ô|xoic»TyiTa uxïTrep -rà év toTç vé^ediv, & TcapEixdtiJouffiv àvOptoTcoiç xaî xevTaûpot; Ta/éw; [xexaôâXXovTa.

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ries prennent un autre aspect : elles diminuent ou augmentent, elles se coordonnent au gré d'une idée générale dont elles doivent devenir la vivante incarnation^.

Ainsi, bien que dérivée de la sensibilité, l'imagination ne lui ressemble déjà plus. L'image a quelque chose d'infiniment plus souple et de beaucoup plus éthéré que la sensation. La sensation s'impose : c'est un fait que nous subissons et auquel nous ne pouvons rien changer. Nous imaginons, au contraire, ce que nous voulons, comme nous le voulons, et quand nous le voulons ^, La sensation est essentiellement liée à son objet; l'image n'existe qu'autant qu'elle s'en délivre 3; et par là même elle gagne en immatérialité, elle acquiert une sorte de transparence qui lui donne un caractère spécial. Ce n'est pas, toutefois, qu'elle aille jusqu'à se confondre avec l'idée, comme l'ont cru la plupart des anciens. L'image est une forme mêlée, l'idée est une forme pure ; celle-là est un intelligible en puissance, celle-ci un intelligible en acte"^. On peut donc regarder l'image comme une sorte d'échelon jeté entre la sensation et l'idée, et par lequel on s'élève de l'une à l'autre.

En outre, l'imagination, à la différence de la sensibilité, est essentiellement créatrice. Elle l'est spontanément, chez les animaux. Elle l'est de plus, chez l'homme, sous l'efPort de la pensée ^. C'est ce qui fait que l'artiste peut représenter les choses, non plus comme elles sont, mais

1. Arist., Met., k, 1,981», 5-12; E«/i.iVic.,K, 10, 1180^ 20-23 ; Po^i^, T, 11, 1281^ 10-15; P/ii/5., B, 8, 19&«, 15-17; Poet., S, 9, 1451*, 36-38, 1451", 1-5.

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