‹ AristoteChapitre 165 sur 304 · Id., De somm., 2, 455«, 27-34, 455b · texte numérisé non relu

Id., De somm., 2, 455«, 27-34, 455b

3. Id., Ibid., 1, 454»», 9-11, 24-27 : Ttô "^àp ou<s^rt(7iv h/^tiv ûpiaxai to î[âiov, tt)? ô' a'KTÔTQTea); xpÔTTov Tivà xy)v (jlèv àxtvYiaîav xai oîov ÔS(j[x.ôv tôv utivov sivat <ça(xev, TT.v ôs ),\jciiv xai xry àvciiiv èvpyJYOïaiv, Ibid., 3, 456", 9-10; cf. Ibid.y 1, 454% 32 el sqq.

4. Id., Ibid., 1, 454", 24-32, 454'», 1-9 : ... àS-^varov yàp àel ivepYetv.

le cerveau et se refroidissent au contact de cet organe. Puis, ces vapeurs, en vertu même de leur refroidissement, redescendent vers le cœur et causent en sa région un abaissement anormal de température qui l'engourdit. Alors commence le sommeil i, et il dure aussi longtemps que le travail de sélection opéré par la veine médiane entre le sang pur et le sang impur 2.

Lorsque l'engourdissement du cœur tient à un défaut d'assimilation nutritive, il ne reste plus assez de chaleur pour faire circuler les images : on tombe dans un état voisin de la défaillance 3, et il n'y a pas de rêves. Il n'y en a pas non plus, du moins il ne s'en dégage que difficilement dans les premières phases de la nutrition; car alors, c'est l'effet contraire qui se manifeste : il y a trop de chaleur ^. (( Si l'on remue l'eau avec violence, il ne s'y forme pas d'images, ou bien il ne s'en forme que de très altérées, qui n'ont plus de ressemblance avec les objets... Il en va de môme pour le sommeil après l'absorption de la nourriture : les images et les reliquats de mouvements qui proviennent des sensations s'effacent sous l'action de mouvements plus forts, les fantômes visuels se troublent et deviennent monstrueux; il ne se pj:"oduit pas de rêves consistants-^ ». Pour que les songes se développent, il faut qu'il n'y ait ni repos absolu ni agitation : ils supposent une activité calme, une température du cœur qui n'aille

1. Arist,, De somn., 3, ^inG", 32-35, 45G^ 1-9, 17-28; Ibid., 3, 457", 29 et sfjq. (lire le reste du chapitre).

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