Id., Ibid., 1, 463», 23-31; Ibid
6. Id., Ibid., 2, 403% 3(, 464', 1-G. — Il paraît, toutefois, qu'Aristote n'a j»as toujours soutenu cette théorie naturaliste du songe prophétique. Dans le dialogue Sur la Philosophie, il enseigne que l'àme, pendant le sommeil, se recueille en elle-même, y découvre ce qu'elle a de divin et
La mort n'est plus seulement une certaine diminution du feu central; elle en est l'extinction. Ce phénomène final se produit de deux façons contraires^, par manque ou par excès de chaleur. Supposé qu'il y ait dans la région du cœur des matières qui arrêtent la cuisson des vapeurs nutritives, le feu central disparaît par voie de refroidissement, ainsi qu'un brasier sous l'action de l'eau. Supposé que, comme chez les vieillards, les poumons soient trop secs et trop rigides pour exercer sur le cœur leur action modératrice, le feu central disparaît par voie de consomption : le foyer de la vie se dévore lui-même ; et, à un moment donné, il n'y reste plus qu'une flamme tremblante, qui s'évanouit au moindre souffle 2.
xVinsi se déroule la théorie aristotélicienne de la sensation. Les (( actes » des sensibles passent aux organes
devient par suite apte à prédire les événements futurs : 'ApKTxoxeXyîç ôe àno ôuotv àp-/cov evvo'.av beôiv êÀsys Ysyovévai èv xoï; àvôptouoi;, àîrô ts twv uepè Tyjv <|>u/^r)v ffUfxêïtvovTCùv xai àitô Tùiv [xeTswpwv. 'A).X' àno txèv twv Ttept xrjv «|>u-/ylv au[j.êaiv6vTt«)v 8tà xoù; èv toï; uTtvoiç Ytvop,£Vou; xauTr^; £v8ou(jia(7[xo'jç xai xàç (xavieiaç. 'Oxav yàp, çyi<71v, èv xtô OuvoOv xa6* éautrjv yévyixat yi^'^X"'!' "^ÔTe xr^v tStav â7roXaêoO(7a oûcrtv TipojAavxeùsxaîxîxat upoaYopsûei xà p,ïXÀovxa. Toiaûxï] ôi èaxi /.al èv xûi vtaxà xàv 6âvaxov j^wpîÇsaOai xûv fftofxàxtov (Frag. 12, tiré de Sext., Math., IX, 20, éd. Fabr., Lipsiae, 1718). Mais le dialogue « Sur la philosophie » est de la période où Aristote subissait encore, bien qu'incomplètement déjà, l'influence de Platon : il ne représente pas l'idée à laquelle il devait aboutir plus tard par l'évolution personnelle de son génie (v. Zeller, ouv7\ cit.t II, 2, p. 58, 2; p. 59, 1). — On trouve également, dans la Morale Eudémienne (H, 14, 1248*, 30 et sqq.), un passage où la prédiction surnaturelle semble défendue. Mais ce traité n'est pas de la main d'Aristote; et le texte dont il s'agit en fournit une preuve; selon toute apparence, la Morale Eudémienne est d'Eudème lui-même, disciple platonisant d'Aristote.
1. Arist., De vit., 4, 469^ 3-20; De respir., 17, 478% 31 et sqq.; 479", 7 et sqq.
2. Id., De vit., 5, 469% 21-33, 470», 1-5; De resp., 17, 479% 7-23; Meteor., A, 1, 379% 1-5; De long, vit., 5, 46G% 18-22; De gen. an., E, 3, 783% 5-8.
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périphériques et vont se réunir tous dans un organe central qui les perçoit tous ; ils se conservent en l'absence de la cause qui les a produits; ils peuvent renaître en certaines conditions, et avec une tendance naturelle à s'objectiver de nouveau. De là l'explication de l'imagination, de la mémoire et de ses lois, du sommeil, du rêve et de l'hallucination. Or on peut trouver que cette manière de voir a vieilli par certains points. Mais il faut reconnaître aussi qu'elle renferme la plupart des idées de fond que défend ou dont s'inspire la psychologie contemporaine : la psychophysiologie a pour père le métaphysicien Aristote.