Id., Ibid., 7, 17", 20-23; cf. Anal, pr., B
traires. Il en va de même à plus forte raison de ces deux autres jugements : Socrateest blanc , Socrate es^woeV. Dans ce cas, il y a place pour autant d'énonciations qu'il y a de couleurs intermédiaires. Qu'il s'agisse de jugements contradictoires ou contraires, il faut que, si l'un est vrai, l'autre soit faux ^ ; et cette règle est absolue en réalité, bien qu'elle ne le paraisse pas toujours. On trouve des cas où les contradictoires semblent ne pas s'exclure : par exemple, il n'y a pas d'illogisme à soutenir en même temps que « l'homme est beau et ne l'est pas » ~. Mais ce n'est là que l'effet d'une équivoque. Dans les énonciations de ce genre, l'extension du sujet reste indéterminée; on peut donc y considérer deux ou plusieurs catégories d'individus dont chacune a ses caractères spéciaux -^ : on peut en faire plusieurs sujets dont les prédicats respectifs cessent par là même de se contredire. A prendre les choses d'une manière précise, il n'existe pas de contradiction véritable*. Bien qu'Aristote se fasse une idée juste de la copule des jugements, il ne semble pas discerner avec une très grande précision le vrai rôle qui lui revient. D'après lui, la particule négative (oj/,) ne tombe pas seulement sur le verbe « être » ; elle porte aussi, dans certains cas, soitsur le sujet lui-même, soit sur le prédicat. Accompagnés de cette particule, le sujet et le prédicat forment des touts inséparables, des « noms indéterminés » ^. De là, dans