‹ AristoteChapitre 179 sur 304 · Id., Ibid · texte numérisé non relu

Id., Ibid

3. Id., Ibid., 7, H**, 34-37 : ... rôôè oùxe TaOxôv <Tyi[j.aîvei oOO' écfjia èÇàvàyxyiç. h. Id., Ibid., 1, 17'', 38 et sqq. : çavspôv ôè oxt y.at (xîa ànôcpaat; (xià; xaxa-

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5. Id., Ibid., 2, 16", 30-32 : xô 6' oùic àvOpwTxo; oùx ovo[xa. oj (xriv oOSè xetxai 6vo[j.a ôxi ôei xa).eïv olùiÔ' oûre Y^p J-oyoç ouxe ànôçaaîi; èoTiv. 'A).À' êaxw ôvojxa àôpwxovj Ibid., 3, 16^ 12-15; Ibid., 10, 19", 8-9.

la logique aristotélicienne, une espèce de jugements à part. Dire qu'un objet u n'est pas blanc » ne revient pas à dire qu'il <( est non-blanc » ^ ; autre chose est d'affirmer que quelqu'un « ne connaît pas le bien », et autre chose d'affirmer qu'il « connaît le non-bien » ^. Cette manière de voir n'est pas tout à fait exacte. En réalité, la particule négative ne regarde que la liaison du sujet et de l'attribut; elle n'affecte que le verbe « être ». On peut dire aussi cjue le plus grand nombre des jugements à sujet ou prédicat indéterminés ne sont au fond que des jugements négatifs ordinaires. Quelle différence y a-t-il, par exemple, entre ces deux énonciations : ce marbre n'est pas blanc y ce marbre est non-blanc? La pensée n'est-elle pas identique dans les deux cas ? Quant aux autres jugements de même nature, ils ne sont en définitive que des jugements complexes ; affirmer de quelqu'un qu'il connaît le non-bien, revient à dire qiiHl connaît ce qui n'est pas le bien.

Les jugements se difl'ércncicnt également par la quantité. Vus de ce biais, ils se divisent en trois espèces : on appelle universels ceux dont le sujet se prend dans toute son extension; particuliers ceux dont le sujet n'a qu'une extension plus ou moins restreinte ; indéfinis ceux dont le sujet garde une extension indéterminée. Par exemple, lorsque je dis que <( l'homme est juste », que « la science enveloppe les contraires » ou que (( le plaisir n'est pas un bien », je formule autant de jugements indéfinis; car je ne précise point si le prédicat de chacun de ces juge-

1. Arist., Anal, pr., A, 4G, 51", 5-10. cf. De interpi., 10, 19^ 14-30.

2. Id., Anal, pr., A, 4G, 51»», 10-24, — Voir aussi sur ce point : Ibid., A, 3, 25^ 19-24.

ments convient à tout son sujet, à tel nombre de ses parties ou bien à l'une seulement d'entre elles ^ Ces derniers jugements forment-ils une espèce à part? Ed. Zeller le nie; et la raison qu'il en donne, c'est qu'on les peut ramener à des énonciations universelles 2. Mais peut-être sa logique n'est-elle pas assez subtile dans le cas présent : elle omet une nuance qui avait son importance chez les Hellènes. Lorsque nous disons « l'homme », par exemple, nous entendons tous les hommes ; il n'en était pas ainsi des habitants de la Grèce. Rigoureusement, leur article n'avait qu'un sens qualitatif : il portait sur la nature des choses, non sur leur extension. Pour signifier Tuniversalité, ils employaient d'ordinaire le mot-Tua;, à moins qu'elle ne ressortît suffisamment du contexte ou du caractère de l'objet en question : c'est ce qu'Aristote insinue lui-même au chapitre 7® du livre De l'interpré talion^, La finesse extraordinaire de la langue grecque fait comprendre la raison sur laquelle se fondent « les jugements indéfinis ».

On peut considérer, dans les jugements, la rigueur plus ou moins grande du rapport que soutiennent le sujet et le prédicat : ce que l'on appelle du nom de modalité. Envisagés sous cet aspect, les jugements se partagent derechef en trois classes : ils sont empiriques, lorsqu'ils reposent sur une liaison de fait; apodictiques, lorsqu'ils reposent sur une liaison nécessaire; problématiques, lors-

1. Arist., Anal.pr., A, 1, 2i», lG-22; Ibid., A, 2, 25% 4-5; cf. De inlcrpr., 7, 17», 38-40, 17", 1-12 : ici la division n'est pas tout à fait la inôine ; elle comprend des jugements universels, des jugements indéfinis et des jugements individuels ; ex. : Socrale est blanc.

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