‹ AristoteChapitre 180 sur 304 · Ouvr. cit., II, 2, p · texte numérisé non relu

Ouvr. cit., II, 2, p

3. l""*, 8-12 : ... t6 yàp nà; où xà xa6(i),ou arjuialvEi aXX' on xaOôXou.

l'ame. 225

que la relation qui les fonde est une simple possibilité ^ Pour bien saisir en quoi consiste cette dernière espèce de jugements, il est bon de préciser ce qu'Aristote entend par possible. Pour nous, le possible est ce qui n'implique pas de contradiction ; et ce qui n'implique pas de contradiction peut un jour ou l'autre se produire nécessairement, parce que la cause en est posée d'avance dans les lois de la nature. Autre est la conception d'Aristote. D'après son système, il y a des choses en puissance; ces choses sont aptes à recevoir les contraires : par ellesmêmes , elles peuvent indifféremment être et n'être pas 2. Mais la plupart d'entre elles sont déterminées du dehors d'après des règles fixes, forment une série de moteurs et de mobiles, de causes et d'effets qui est infrangible, et rentrent ainsi dans la catégorie de la nécessité. Un certain nombre d'autres, au contraire, n'ont qu'une cause indéfinie et indéfinissable : tels sont les accidents proprement dits, de quelque nature qu'ils soient, phénomènes de hasard, faits spontanés, ou actes libres. Ces choses en puissance, qui n'ont pas de cause déterminée et qui par là même sont aptes à être et à ne pas être : voilà ce qu'il faut appeler du nom de possible 3. Et de là dérive la théorie aristotélicienne des futurs. Les événements nécessaires sont prévisibles ; les événements possibles ne le sont pas. (( Y aura-t-il demain une bataille navale ou non? » Personne n'en sait rien. Tout ce que l'on peut dire, c'est que « cette bataille sera ou ne sera pas »*. Ainsi de

1. Arist., Anal, pr., A, 2, 25*, 1-2 : inei 6à uàca rnôxccaii èoTiv f) toO ûuûtpxî'-v ^1 ToO il àvàyxY); vnipy^eiv ri toO êvôéyeaOai ÙTtdcpyeiv.

Page 1