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Ibid., 9, 19», 23 et sqq

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tous les autres faits qui n'ont pas de cause prédéterminée et qui de ce chef ne sont que de simples possibles. La nécessité n'envahit pas tout; il y a dans la matière un principe d'imprécision qui lui résiste. Par suite, la prévision ne peut non plus tout enfermer i.

Une proposition quelconque étant donnée , on peut essayer de la convertir, c'est-à-dire de changer le sujet en attribut et l'attribut en sujet, sans qu'elle cesse d'être vraie, si elle l'était auparavant.

Cette opération donne trois résultats principaux.

Les propositions universelles négatives et les propositions particulières affirmatives sont susceptibles d'une conversion parfaite.

Les propositions universelles affirmatives ne comportent qu'une conversion relative : il y faut une addition qui restreigne l'étendue de l'attribut devenu sujet.

Les propositions particulières négatives ne se convertissent d'aucune façon-.

Avec le jugement apparaît la possibilité de Terreur. On ne se trompe pas sur les espèces sensibles ellesmêmes^; on les ignore ou bien on les connaît, et c'est tout : il n'y a pas d'état intermédiaire. Les chances de méprise commencent avec les affirmations et les négations que l'on énonce à leur égard: elles commencent, par exemple, lorsqu'on dit que c'est Gléon qui est blanc ^,

1. Chrysippe s'élèvera plus tard contre celte conception et s'elTorccra de montrer que tous les faits sont soumis à la nécessité causale {De fat., 10, 131, éd. Nobbe, Lipsiœ, 188G).

2. AiusT., Anal, pr., A, 2, 25% 1-13; Ibid., 3. — Cf. Ihid., A, 13, 32», 29 €* sqq.; Ibid., A, 17, 30", 35 et sqq.; voir aussi Sylv. Mauii., ouvr. cit., l. I, p. 100", 2.

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