‹ AristoteChapitre 182 sur 304 · V. i)lus haut, p · texte numérisé non relu

V. i)lus haut, p

4. AiusT., De an., V, 0, 430»', 1-3 : xà yàp «^^eOSo; h duvOéffei àsr xal yàp àv

l'ame. 227

qu'il est seul, qu'il marche, qu'il a telle taille et se trouve à telle distance ^ On ne se trompe pas non plus sur les espèces intelligibles, et pour la même raison que tout à Theure : ou bien on ne les perçoit pas, ou bien on les perçoit nécessairement telles qu'elles sont 2. Il n'y a danger de mécompte qu'à partir de la limite où l'on passe de l'intuition au jugement ^i essaie-t-on de savoir, par exemple, si tel concept n'enveloppe aucuae contradiction, s'il a son fondement dans l'expérience, s'il convient à cet objet plutôt qu'à cet autre, au cercle plutôt qu'au triangle ; alors on peut unir ou séparer mal à propos, on peut tomber sur une solution qui ne soit pas juste*. Qu'il s'agisse de la connaissance empirique ou de la connaissance intellectuelle, nos phénomènes, considérés à l'état brut, ne nous pipent pas. L'erreur ne se glisse que dans l'usage que nous en faisons : elle n'apparaît que dans la série des jugements auxquels ils donnent lieu; et cela, parce que le jugement est l'œuvre de notre esprit, non celle des choses. Il nous arrive, en jugeant, de lier ce que la nature délie, de délier au contraire ce qu'elle lie ; et de là procède tout péché intellectuel ^.

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t. ÀRIST., De an., T, 3, 428", 22-25.

2. Id., Met., e, 10, 1051", 23-26 : àùX î<yxi to ixèv àXri0£; to 6è »];eù8o;, xè {xèv Oiyeiv xal çàvai à).T,6e; (où yàç» xccùxb xaxàçaai; xal cpâaiç), xb ô' àyvoeîv [xr, ôiyYaveiv àTcaTr,0?)vat yàp Trept xb xi èoTtv oùx ëaTtv àXÀ' fj xaxà a\j\i.6eêr]xô;.

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