‹ AristoteChapitre 183 sur 304 · Id., Ibid., r, 6, 430', 31;3/e«., A, 29, l · texte numérisé non relu

Id., Ibid., r, 6, 430', 31;3/e«., A, 29, l

5. Id., Cat., 10, 13»>, 10-12; De interijr., 1, 16*, 9-18; Met., T, 7, 1012*, 2-5; lbid.,E, 4, 1027", 25-34, 1028% 1-2; Ibid., 0, 10, 1051% 34-35, 1051^, 1-9; De an., T, 8, 432% 11-12; Ind. Arist., 185", 45 et sqq.

Ce n est pas à dire que tous nos jugements présentent des risques d'erreur. Notre esprit fait en réalité un certain nombre d'unions et de séparations de termes qui ne trompent jamais. L'on n'affirme pas pour tout de bon que l'un est le plusieurs, que l'être s'identifie avec le non-être, que la substance est l'accident, la qualité la quantité, ou le mouvement le repos; il n'arrive à personne de croire que la somme des angles d'un triangle est tantôt égale, tantôt inégale à deux droits, et que le nombre quatre ou tel autre nombre pair a ses heures d'être divisible par deux et ses heures de ne l'être plus K On peut même dire que, lorsque les sens s'exercent dans leurs conditions normales, les espèces sensibles correspondent généralement à quelque objet réel qui leur ressemble plus ou moins ^ ; ces conditions une fois données, l'illusion ne trouve place que dans le cas où l'objet lui-même n'agit pas avec assez d'intensité pour que l'on puisse distinguer clairement son empreinte d'une image réviviscente^. On peut dire également que, toutes les fois que l'intelligence s'exerce en face du réel, elle engendre une espèce qui a son fondement dans les choses. Car l'intelligence ne change point la forme en la percevant; elle ne fait que l'émanciper, elle ne fait que la mettre en évidence *.

Si les concepts deviennent faux, c'est grâce aux métamorphoses qui se produisent dans l'imagination, avant qu'ils soient formés^; ou grâce au travail qu'y opère la

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