‹ AristoteChapitre 187 sur 304 · AiiiST., Elh. Nie, B · texte numérisé non relu

AiiiST., Elh. Nie, B

2. fcl., IbUl., r, 15, 1119'\ 15-16; De an., T, 10, 433% 25-27; /6^c?., F, 11, 434% 12-14.

et cela, parce qu'il est meilleur qu'il en soit ainsi : l'unité dans la diversité vaut mieux que l'unité toute seule. C'est la pensée reprise par Leibniz : l'imperfection fait partie du meilleur des univers ^.

La science se compose de jugements qui s'étendent à tous les cas existants ou possibles de la même espèce : elle ne comprend que des jugements universels 2. Par quel moyen nous élevons-nous à de telles énonciations?

Les sensations, prises séparément les unes des autres, ne peuvent conduire à ce degré de généralité. Chacune d'elles ne donne qu'un fait; et ce fait se trouve individualisé par la matière qu'il enveloppe, emprisonné dans telle portion de l'espace et du temps. C'est un homme en chair et en os, un triangle tracé sur le sable et qui a par là même une figure et des dimensions définies, une couleur donnée qui existe en un sujet également donné et ne peut exister qu'en lui. Chaque sensation, considérée à part, ne contient que de l'individuel^; et, avec de l'individuel, on n'arrive pas même à former les plus infîmes des jugements particuliers, ceux qui ont pour sujet un être concret. Quand je dis, par exemple : « Callias est

1. Leibniz, Theod., p. GOl»», 335; Ibid., 003*, 341 ; Monad., 709»>, 58.

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