‹ AristoteChapitre 188 sur 304 · AuisT., Anal, post.. A, 4, 73; fbid., A · texte numérisé non relu

AuisT., Anal, post.. A, 4, 73; fbid., A

3. Id., Ibid.,\, 31, 87^ 28-39 : OùSe 6i' alGOÔTEwç êiTiv enîaTaaÔat. El yàp xai ÉCTTtv Y) aïoOyidt; toO toioOSe xai {jly) toOSé tivo;, àXA* aiaOàvefiOaî yt àvay- 'xaîrjv TÔSe Ti xai uoù xal vOv. Tô Sa xaO<iXou xal ètiI uàffiv àô'JvaTOv alffôàveaOai* où Y^p xôôe oùôè vOv où yàp àv yjv xa6ô>,ou' xàyàp àet xal uavraxo^ xaOo- )oucpQi|j.èv Eivai... aiTÛàveCTÔai (jièv yàp àvâyuri xaO' ëxaaTOv, i?) ô' èTTtaxyijxY) T<Ji Ta

aOûXou yvwpiileiv iaxiy.

l'ame. 233

beau », je me sers déjà cVun qualificatif qui dépasse tout phénomène sensible. Car, dans mon affirmation, je ne ren\dsage pas en tant qu'il existe, mais en tant qu'il enveloppe telle « quiddité ».

Si l'on agglomère un certain nombre de sensations qui se trouvent d'avoir un caractère commun, il s'en dégage dans l'imagination un symbole unique ^ Mais ce symbole, bien qu'en route vers l'universel, ne l'atteint pas encore et ne peut nullement l'atteindre, si loin que l'on pousse l'expérience : il n'a qu'une généralité relative et n'en peut avoir d'autre. Il convient, il est vrai, à tous les cas observés; mais il ne convient qu'à eux. Pour que ce symbole pût s'élever à la dignité d'un universel, il faudrait avoir constaté la totalité des phénomènes existants et possibles où il reparait; et ce recensement intégral dépasse la portée de la connaissance humaine : il n'y a pas d'énumération complète ^. Encore faut-il dire

1. Arist., Anal, post.y B, 19, 100*, 3-9 : èx (xàv ouv atcOrjCTew? yivetai [xvr;{ji.yi, (Ï>a7rep Xsyofxev, ex 8e txvYiiJLr); TroXXàxiçToù aOroO yivofJiÉvr]; èjJLTrsipta* al yàp TtoX/.at [L\f,\i.OLi Ttô àpiOjiô) £(XTC£ipia tJLÎa èffTtv. èx ô' ètj.7îeip;aç ^ èx Tïavto; r,p£(xr,(Tavxo; ToO xaOôXou Iv T^ 4^X"Ô' "^^'-^ ^^o? wapà Tàîro/Xà, ô àv èv ôcTiacriv ëv èvïj èxeivoi; To aÙTo, Téx^Tlç ÔLçyii xal £7:iiTTnu.ri;, èàv |xsv Trept Yevsaiv, re/vT;;, èàv Se Tiept tô ôv, È7îtffTT,fjiYi; ; Met., A, 1, 980^ 28-29, 981», 1-17.

2. Jd., Anal, post., A, 5, 74', 25-30 : Aià toOto oùô' àv ti; ôsi^tq xa6' exaoTov TÔ xplYwvov àTtoSe-Çti t^ [iiqcï^ ÉTepcf ôti 5ûo opôàç îy ti exaffxov, t6 IddTiXeupov Xtoçl; xai t6 (TxaXvjvèç xal tô IdoaxeXé;, oûtto) oî§e tô Tpîywvov ôti 6ûo ôpOaïç, eî (XY) TÔv aoçKTTixôv TpoTtov, oùÔÈ xa86Xou Tpîytovov, o'jS' el [j.y]3i'v èoTi îiapà TaÛTa Tpîywvov ETepov. Le fameux passage des Premières Analytiques (B, 23, 68", 15-29), où il s'agit des animaux sans licl, ne contredit pas notre interprétalion. Dans cet alinéa curieux, Aristole ne se propose pas de donner une théorie de l'induction; son but est de faire voir à quelle condition ce procédé peut être rangé parmi les syllogismes; et cette condition, c'est que l'énumération des cas soit complète (27-29; cf. 2i , 69*, 16-19). Mais il n'ajoute point qu'elle puisse l'être. V. J. Lachelier, Vu fondement de l'induction^ p. 4-7, Alcan, Paris, 1898.

que, si cette condition venait à se réaliser, elle ne suffirait pas. La science n'admet point les vérités de fait; elle n'admet que les vérités de droit. Elle n'exige pas seulement que les propositions qui servent à la constituer ne soient jamais fausses ; elle veut aussi qu'elles ne puissent pas l'être : il faut qu'il y ait entre le sujet et le prédicat de ces propositions une liaison infrangible, un rapport nécessaire. Or la sensation, de quelque manière qu'on la prenne, ne va pas jusque-là. Elle fournit des agglutinations d'images, non des connexions essentielles d'idées : son domaine est celui de l'opinion ^

Faut-il donc se rabattre sur l'innéisme? Y a-t-il en nous, antérieurement à l'expérience, tout un système d'idées et de principes qui s'éveillent au contact de la sensation et nous jettent d'emblée en face de l'universel? Platon, en déflnitive, aurait-il la raison de son côté? Mais on a déjà vu que l'hypothèse de Platon n'est pas plus défendable du point de vue psychologique que du point de vue métaphysique : s'il existait des idées innées, nous en aurions quelque conscience; et tel n'est pas le fait ^. Ce qui reste de la science apriorique, c'est l'éternelle pensée de l'intellect actif; or cette pensée ne fournit rien de son contenu : son unique fonction est d'élevé i à l'acte les intelhgibles que les images enferment virtuellement. Tout a son origine dans l'expérience : les idées les plus élevées comme les plus humbles, les principes généraux comme les principes spéciaux, tout dérive de la sensation.

1. AiusT., Anal, post., A, 4, 73*, 2i • £;àvaYxaîa)v àoa au).Xoyi«T|xd; è<jTtv y) à7tôÔ£i;t;; Ibid., A, 4, 73", 25-28; Ibid., 3;J, 88", 30-37, 8'J% l-IO; Met., A, 1, ySf, 28-30; IbUL, K, 7, 1063", 30 et sqq.

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