V. la critique du Théxtète
5. /rf., Phys.^ A, 1, 184*, 20-23 : £<tti 5' f,(xtv icpûtov ÔfjXa xai aaq?^ xà
Si Ton se place â ce point de vue, on remarque qu'il y a, dans chaque être individuel, un sujet dont on affirme tous ses dérivés et qui ne s'affirme lui-même d'aucune autre chose. On dit de Socrate, par exemple, qu'il est musicien, qu'il se promène ou qu'il est assis; mais Socrate, envisagé comme étant tel homme, ne peut nullement servir de prédicat. De là une première catégorie, celle d'où dépendent toutes les autres, et qu'on appelle du nom de substance (oùaia)^. De plus, il y a, dans chaque substance, de la qualité (tuoiotyjç) et de la quantité (xoœotyjç) 2. C'est la première de ces déterminations dont on affirme l'existence, lorsqu'on dit d'un corps qu'il est blanc ou noir, et d'un homme qu'il est savant ou vertueux; la seconde n'est autre chose que le nombre, l'étendue ou l'intensité. Et l'on a de cette sorte deux autres catégories qui dérivent immédiatement de la première. La qualité et la quantité elles-mêmes donnent lieu à tout un ensemble de rapports 2, tels que la ressemblance, la contiguïté, l'égalité et l'inégalité, le plus ou le moins, la causation ; d'où une quatrième catégorie qui s'appelle la relation {zpbq Tt). En outre, on peut, à propos de tout être donné, se demandera quelle portion du temps et de l'espace il se rattache; on peut chercher également s'il
<jvyxeyy[Lé^x (jiaXXov uffTepov 8' èx toutwv ytvexai yvwpiiJia xà «TTOt^cta xalàpj^a' ScaipoÙCTi TttùTa.
1. Arist., Met., Z, 2, 1028'», 8-9 : Aoxeïô' yj ouarîa uTcopxeiv çavepcotata (xèv Toîç c(0(ia(7tv; Z, 1, 1028% 35-36 : àvdcYxrj èv Toi éxàcTTou Xdyw tov t^ç oOffca; ivundcpxeiv. Cette évidence est si grande qu'aucun des anciens philosophes ne l'a jamais niée : ils ont discuté sur la nature et la pluralité de la substance; ils n'en ont jamais mis l'existence en doute (Afe^., Z, 1, 1028", 2-6).
2. Id.f Ibid.y A, 1, 1069*, 20-21 : TipûTOv fi oùaîa, eiTa Ta noiov, etxa tô
-KOffOV.