Id., Ibid
^.Id., Elh. Nie, K, 5, 1175% 25-36, 1175% 1-16. 5. Id., Top., A, 15, 106% 1-8; cf. Ibid., 107% 3-12.
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même travail que tout à l'heure. Si elles se trouvent d'avoir plusieurs sens, il faut aussi que la proposition dont elles sont les négatives en ait plusieurs et autant K
De cette double étude résulte une sorte de sélection logique : parmi les propositions examinées, les unes tombent comme d'un crible, d'autres demeurent tout entières, d'autres ne demeurent que partiellement 2. Démocrite enseigne qu'il n'existe que des atomes ; et c'est une erreur : son hypothèse n'explique pas les phénomènes psychologiques. Anaxagore est venu dire tout le premier que l'intelligence est à l'origine des choses ; et il y a là une idée géniale qui est entrée dans la pensée humaine comme un principe de vie. D'aucuns croient à l'existence de l'infini, et cette croyance n'est vraie que d'un côté : si l'infini existe en puissance, il n'existe jamais en acte.
A l'analyse il est bon d'ajouter la synthèse. Les résultats de l'analyse une fois obtenus, on les rassemble pour en saisir les rapports; et de là sortent d'autres propositions plus corapréhensives, et plus aptes de ce chef à dissiper les antinomies accumulées par la réflexion ^. Soient, par exemple, ces deux propositions fondamentales :
1. Arist., Top., A, 15, 10Gb, 13-20; Ibid., 106% 10-22; Aristote parle égalcinenl de l'examen de la privation. S\ .scîi^/r, par exemple, s'affîrme différemment du corps ctde l'àrno, il faut aussi que ne pas senliî' s'aiTirme différemment de l'un et de l'autre {Ibid., 15, 106^ 21-28). Mais la privation, considérée sous forme de proposition, n'est qu'une sorte de contradictoire: Les deux choses n'en font qu'une.
2.1d.y Dean., A, 2,403", 20-24 : ÈTriarxOTCoijvTa; oè Tcepl ^vyrii; àvayvtaïov a|xa SiaiiopoûvTac Trepl wv eÙTCopeïv oeï, npoeXOovxa; Ta; tûv upoxepajv oôÇaç (tu(x- TiapaAttiJLêàveiv ôaoi ti nepl aùt^; à7reçf,vavTo, ÔTiwçTà (xèv xaXôi); elprjfxéva ^â6a)(xev, el Se Ti (JI.9) xa).àj;, tout' £ÙXa6r]xw[jLev.
3. Jd., Top., A, 17, lOS", 14-17 : ffxeTtTÉov oè xal xà èv to> aOxcp yévei ovxa, el Ti écTtadiv uTîàpyei TaÙTOv, oïov àvOptÔ7r({) xai 'ititio) x«l xuvî* ■g yàp OTidcp^ei Ti aÙToï; TaÙT6v,TauT-/) 6\t.o\ô. èdTiv.
l'ame. 243
le mouvement existe, Fimmuable doit être; en observant leurs relations mutuelles, on se met sur la voie qui mène à leur conciliation.
Autre est la manière dont il faut procéder à l'égard des faits. Par là même qu'ils sont donnés, on en possède déjà une sorte de conception synthétique ^. Vient ensuite la comparaison qui élague peu à peu leurs caractères accidentels 2. S'agit-il d'un homme, par exemple, on le compare à d'autres hommes qui diffèrent par la taille, le teint, l'âge, le tempérament. Au fur et à mesure que la comparaison s'étend, la partie commune décroît. A la fin, l'on obtient un reliquat qui ne change plus, si nombreuses et si divergentes que soient les individualités avec lesquelles on le confronte : ce reliquat contient les caractères essentiels de la nature humaine, et devient le principe d'un certain nombre d'énonciations scientifiques.
L'induction est donc féconde : immédiatement ou par la simple analyse, sans jamais exiger de « moyen terme », elle peut donner tout un ensemble de propositions universelles. Parmi ces propositions, il y en a qui restent encore plus ou moins spéciales par leur objet : telles sont celles qui s'étendent aux hommes ou aux animaux, non au delà; aux modes delà quantité ou de la qualité, non au delà 3. Il en est, au contraire, qui dominent toutes ou presque toutes les catégories de l'être ; et celles-là sont
1. Arist., Anal, post., A, 1, 71=», 1-9 : ...ol 8à SetxvuvTe; tb xaôôXou ôtà toO ûri),ov eïvai tô xaO' ëxairov; Ibid., ll-2i; Ibid.. li, 10, 100% 14-17, 100^ 1- 5 : ... A?i).ov or) OTt -ôixTv xà Tiptôxa ÈTraytOY^ Yvwpi'îjetv àvayxaïov; v. plus haut ce que l'on a dit de l'erreur, p. 228.