‹ AristoteChapitre 199 sur 304 · Anal, pr.. A, 23, 41% 13-20; Ibid · texte numérisé non relu

Anal, pr.. A, 23, 41% 13-20; Ibid

existe en théorie, elle n'est point une façon de raisonner très naturelle : Tesprit ne s'y porte jamais.

Il n'y a donc, d'après Aristote, que trois figures syllogistiques.

Comment le syllogisme conditionnel peut-il entrer dans cette classification ternaire? Aristote l'explique à diverses reprises ^ Toute proposition hypothétique se dédouble en deux autres propositions simples, dont l'une est vraie par hypothèse et l'autre comme conséquence de la première. Soit, par exemple, ce syllogisme conditionnel : Si Dieu est immuable, il est acte pu?'; Or il est immuable; Donc il est acte pur. On peut le remplacer par cet enthymème : Dieu est (immuable par supposition) ; Donc il est acte pur.

Cet enthymème se développe comme il suit en faisant apparaître la majeure qu'il contient à l'état latent : Ce qui est immuable est acte pur; Or Dieu est immuable ; Donc. Et l'on a un syllogisme de la première figure.

A son tour, le syllogisme disjonctif se peut convertir en syllogisme conditionnel et de ce chef rentre indirectement dans la règle. Soit le syllogisme suivant : V infini existe en puissance ou en acte; Or il n'existe pas en acte ; Donc il existe en puissance.

Il revient à cet autre syllogisme : Si l'infini n'existe pas en acte, il faut qu'il existe en puissance; Or il n'existe pas en acte; Donc...

Chacune des figures du syllogisme se divise en un cer-

.1. Arist., Anal, pr.. A, 2.3, 40^ 23-29; Ibid., /il*, 21-40, 4P, 1-5; Ibid.^ 29, 45b, 12-35; Ibid., li, 11, OT, 17-33; Ibid., 14, 62», 25-32. — V. Sylv. Maur., l. I, p. 100", 2, p. 101", 5, p. 194», 23; cf. Prantl, Gesch. d. log..., I, 570, Leipzig, 1855-1870.

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tain nombre de modes, qui se fondent sur la qualité et la quantité des prémisses, et qu'Aristote a démêlés avec une sagacité merveilleuse'. Par contre, les deux dernières figures, qui ne sont que des syllogismes imparfaits 2, se réduisent à la première ; et le procédé de cette réduction consiste à convertir les prémisses 3.

De la comparaison des prémisses à la conclusion se dégagent trois règles principales. Premièrement, il faut que tout syllogisme renferme une proposition universelle et une proposition affirmative ^. En second lieu, pour que la conclusion soit universelle, il faut que les deux prémisses le soient aussi ^. En troisième lieu, des deux prémisses, il doit y en avoir une qui ressemble qualitativement à la conclusion ^.

Au syllogisme s'oppose une série de paralogismes, ou faux raisonnements. On suppose prouvé ce qui est en question; et l'on fait une pétition de principe ^. On met la conclusion dans les prémisses pour l'en tirer ensuite; et l'on tourne dans un cercle ^. On passe à côté de ce qu'il faut démontrer contre l'adversaire : ce qui s'appelle ignorance de la preuve ^. Ou bien encore on fait des dénombrements imparfaits ^^ ; on emploie d'une ma-

t. AniST., Anal.pr., A, 4, 5, 6.

2. Id., IbicL, 7, 29», 30-39, 29^ 1-25; Ibid., 22, 40^, 15-16; Ibid., 23, 40»', 17-29, 41^ 3-5.

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