‹ AristoteChapitre 200 sur 304 · Id., Ibid · texte numérisé non relu

Id., Ibid

nière absolue ce qui n'est vrai qu'à certains égards ^ ; on juge d'une chose par ses traits accidentels^; on prend pour la cause ce qui n'est point cause ^ ; on laisse aux termes une ambiguïté sous laquelle se glissent deux ou plusieurs notions ^. Autant de formes de déviation syllogistique qui se ramènent en définitive à un seul et même type, lequel est l'ignorance de la preuve.

La « démonstration » ^ se greffe sur le syllogisme, mais ne se confond pas avec lui. Son rôle est d'élever peu à peu l'édifice de la science ; elle en est comme l'ouvrière. A ce titre, elle présente des caractères qui lui sont propres : c'est une espèce de syllogisme que l'on peut appeler scientifique ^.

La science a pour objet la vérité; le syllogisme est susceptible de conclusions fausses. Il se peut, par exemple, qu'en se fondant sur des principes erronés, un géomètre maladroit aboutisse à cette conséquence : la diagonale est commensurable » '^.

La science ne demande pas seulement que les conclusions soient vraies ; elle exige aussi que les prémisses le soient de leur côté ^ ; car elle vit de « raisons ))^, et l'er-

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