‹ AristoteChapitre 209 sur 304 · Id., Top., Z · texte numérisé non relu

Id., Top., Z

de l'objet proposé i; et celles-là ne peuvent se faire que par le genre prochain et la différence.

Parmi les définitions de choses, il en est de purement formelles, comme celle où je dis du tonnerre : « c'est un bruit des nues » -, et celle où je dis du triangle : « c'est l'intersection de trois lignes » ; il en est aussi de causales^ telles que la définition suivante : <( La quadrature est la découverte d'une moyenne proportionnelle » 3, ou cette autre encore : « l'éclipsé de lune est une défaillance de lumière qui vient de l'interposition de la terre » ^. Ce dernier genre de définition est toujours requis, quand il ne s'agit pas de « principes », mais de choses dérivées : il ne suffit plus alors « que la définition indique le fait, il faut aussi que la cause y soit donnée et mise en lumière » ^ ; car la science ne s'arrête, dans sa marche, que lorsqu'elle a trouvé le pourquoi.

Si l'on demande maintenant de quelle manière l'induction et la démonstration servent à la définition, la réponse devient plus facile.

Il y a d'abord des définitions relativement simples ou concepts que l'esprit dégage par intuition des données de l'expérience. Telles sont les idées d'être, de devenir, de commencement et de fin, d'unité et de pluralité, de petitesse et de grandeur, de figure, de volume, de distance. Et l'on pourrait allonger cette liste : Nombreuses sont les

1. Arist., Top., Z, 2, 139'', 23-25; même dislincUon à proposées paralogismes [Soph. el., c. 4 et 5).

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