‹ AristoteChapitre 210 sur 304 · Id., De an., B, 2, 413% 13-lG · texte numérisé non relu

Id., De an., B, 2, 413% 13-lG

l'ame. 261

notions qui jaillissent immédiatement du contact de notre pensée avec les choses et que nous ne faisons ensuite que raffiner plus ou moins habilement^.

Il existe aussi des définitions que nous construisons par voie d'analyse. Toute analyse, il est vrai, ne mène pas à pareil but; et c'est ce que Platon n'a pas remarqué. Si l'on se borne, sans autre préoccupation, à démêler les éléments d'une chose, on pourra les découvrir tous^; et cependant l'on n'aura pas encore le reliquat précis qui constitue la définition : il s'y adjoindra des caractères qu'elle exclut, par exemple, des accidents, des propres ou des genres éloignés 3. Mais il y aune autre espèce d'analyse qui se fait par comparaison ; et celle-là ne présente pas le môme inconvénient : elle suffit, dans certains cas , non seulement à découvrir, mais encore à isoler les éléments de la définition. En l'appliquant, on obtient d'abord ce résidu qui est le groupe des caractères communs à tous les individus d'une même classe ; puis, de ce résidu se dégagent le genre et la ditférence , en vertu du même procédé : c'est ce que l'on a pu remarquer plus haut à propos de l'homme et de la triade *.

L'intuition rationnelle et l'analyse comparative sont donc des instruments de définition. Or, qu'est-ce que l'intuition rationnelle? Qu'est-ce que l'analyse comparative? Deux modes de l'induction elle-même. Aristote, ici, continue Platon en le précisant, bien qu'il semble le contredire.

1. Arist., Anal, post., B, 2, 90% 25-30 ;/&irf., 8, 93», 15-20; Ibid., 3, 90", 12-16, 24-27; /&^■rf., B, 9, 93", 21-25; Ibid., 10, 94% 9-10; v. plus haut, p. 243.

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