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de différentes façons. Elles ont des principes communs, tels que le principe de contradiction et celui de raison suffisante. Elles ont une méthode commune, qui est la dialectique : tout ce qui peut être su, s'induit ou se démontre i. Elles trouvent aussi leur dernier fondement dans une seule et même science, la plus élevée de toutes, qui est la théologie. La théologie, en effet, traite de l'être absolu, elle a pour objet la cause d'où dépend la nature entière 2; et, par suite, elle est le terme où s'achève chacune des formes du savoir : c'est <( une tige puissante qui produit et supporte toutes les branches de la connaissance, qui les alimente de sa substance, et qui porte encore au-dessus d'elles la majesté de sa cime w^.
De la logique aristotélicienne se dégagent quelques conclusions dominantes qu'il est bon de signaler.
Lorsque la pensée pénètre dans les données empiriques, elle n'y apporte pas de formes a priori; elle ne fait qu'en découvrir « laquiddité» : tout ce qu'elle y voit s'y trouve, bien que d'une autre manière dont elle a d'ailleurs le sentiment. Et là se révèle le point de soudure de la logique et de l'expérience : l'intelligence et la sensibilité portent sur un seul et même objet où chacune d'elles perçoit ce qui lui revient.
Par suite, lorsque la pensée analyse et syllogise pour dégager la forme d'un fait donné, elle n'y introduit pas des liaisons de son cru; son rôle unique est d'en démêler les caractères, d'en épuiser le contenu logique. On commence par les phénomènes; mais les phénomènes n'ont pas en eux-mêmes leur raison explica-
1. ARiST.,i4na^ po5^, A, 11, 77', 26-29; Rhet., A, 1, 1354% 1-6.