ld.Jbid.,A, 15, 1119", 8-9; v. plus haut, p
8. Id., Ibid., B, 5, 1 106'', 29-30 : xô Yàp xaxôv xoO àueipou, (î); ol TluOttyopeiot. etxaîjov, xà S' àyaOôv xoO 7:e7îepaa(j.£vou.
LES ACTIONS UUAIALNES. 303
caractères dominants est de nous mettre à même de faire ce qu'il faut, comme il le faut, dans la mesure où il le faut et quand il le faut. Or cet à-propos, ces proportions bien prises, cette eurythmie intégrale, c'est de l'intelligence qu'elle les tient * : elle a sa loi et comme sa forme dans la raison, cuto) ce Taxict xa'i o Àoyoç ^,
Au principe rationnel de notre âme s'ajoute un principe plus ou moins irrationnel. Au-dessous du vouloir libre, il y a le cœur, qui est comme le centre des sentiments généreux, qui participe encore de l'intelligence, mais qui n'en est plus suffisamment imprégné pour que ses impulsions la traduisent avec exactitude. Au-dessous du cœur, il y a le désir, qui est indiflerent et même hostile aux vues de la raison, aussi longtemps qu'une longue et forte discipline n'y a point fait pénétrer l'ordre comme du dehors ^. Ces tendances naturelles dans lesquelles la pensée n'est pas ou n'est pas assez forte pour y dominer : voilà ce qui constitue la matière de la vertu morale.
Et de cette analyse se dégage une première définition. La vertu morale est une conquête de la liberté qui consiste dans un assouplissement durable de nos appétits irrationnels au dictamen de la raison : c'est la libre fixation de nos instincts dans la majesté de l'ordre.
Mais en quoi consiste l'ordre? Quel est ce rythme que la raison impose à notre activité pratique pour la rendre
1. AniST., Eth. Nie, Z, 1, 1138^ 18-25; K, 1, 1172*, 21-23; Z, 13, 1144\ 4-30 : ... <rrnxeïov Se* xat yàp vOv Tcàvreç, ôtav ôpiCtovrai xriv àpetvjv, TtpodxtOÉaot Triv ê;tv, e'iTtovTe; xal irpo; à èatt, tyiv xaià tov ôpôàv Xoyov...; iMd., H, 14, 1154", 17-21; IbicL, F, 15, 1I19^ 11-18.