‹ AristoteChapitre 244 sur 304 · f/., /6ûL, B · texte numérisé non relu

f/., /6ûL, B

la vertu qui en est le principe se tiennent dans le milieu qu'ils enveloppent, ;j.£j:r/;; ti; à'pa èaTiv y; àpivCi ^

Ce milieu lui-même est un genre qui comprend deux espèces. Il peut dépendre uniquement de la nature des choses, être absolu, identique pour tous; il peut être relatif à l'agent et variable avec les individus. Et selon qu'il est l'un ou l'autre, il se traduit par une proportion arithmétique ou par une proportion géométrique-. Soient le nombre 2 et le nombre 10 : 6 est leur milieu absolu ; car il se trouve par lui-même à égale distance de ces deux extrêmes, à une distance de trois unités. S'il s'agit au contraire d'une chaussure, son <( milieu » s'évalue d'après le pied pour lequel on la doit faire : il change suivant qu'il s'agit d'un homme ou d'un enfant, d'un géant ou d'un pygmée. De môme, s'il faut un bœuf pour assouvir Milon, un sobre repas suffit à celui qui veut remporter la victoire aux jeux gymniques^. De ces deux espèces de milieux, celui qui constitue la vertu morale, c'est le second : ce milieu se proportionne à l'énergie dont nous sommes capables, {j^éjov es où xb toj T,p7.y'^.a'cq àXXà

La vertu morale enveloppe, suivant Aristote, une sorte d'équation personnelle. Elle est variable dans une certaine mesure; et, si elle conserve à travers l'espace et le temps son identité fondamentale, c'est seulement que tous les hommes se ressemblent par les traits essentiels de

1. XniST., Eth. Nie, B, 5, ll06^ 21-35; Et/i. mag., A, 5, 1185^, 13-32.

2. Nous reviendrons un peu plus tard sur cette distinction qu'affecte Aristote.

3. Akist., Eth. Nie, B, 5, 1106% 2G-36, 1100% 1-7; S. TiiOM., In X libr^ Eth. Xic..., lec. VI, p. 304''-304^

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