‹ AristoteChapitre 26 sur 304 · Id., Ibid., 329S · texte numérisé non relu

Id., Ibid., 329S

autres, et le lourd et le léger ne sont par eux-mêmes ni actifs ni passifs ^. De plus, le dur et le mou, le gluant et le friable, le raboteux et le poli, le grossier et le fin dérivent des quatre états par lesquels commence Ténumération précédente ^ : ils en représentent les modes divers. Il y a donc quatre contraires primitifs qui sont par là même les quatre éléments de l'être sensible, à savoir : le chaud et le froid, le sec et l'humide.

En second Keu, ces quatre élémer^ts, par le fait qu'ils sont des contraires, se succèdent de manière à ce que celui qui paraît soit la privation de celui qui disparait. Mais la privation et la chose dont il y a privation se rattachent nécessairement au même sujet d'inhérence ^. Et, par conséquent, il faut que les quatre éléments, et tout le reste à leur suite , procèdent d'un seul et même principe * : •:îav èy, Tuavibç Y^veaôat Tcéçuxsv ^.

Quel peut être ce principe? Ce n'est pas l'un des quatre corps simples, à savoir l'eau, la terre, l'air et le feu^; ce ne sont pas non plus les atomes de Démocrite, ou les lignes et les plans dont on a parlé dans l'école de Platon ^ : car chacune de ces choses, ayant une forme arrêtée, ne possède point la souplesse voulue pour revêtir d'autres formes ^. L'infini même d'Anaximandre ne fournit

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