Id., Ibid
6. Id., Ibid., 1, 1155» 22-20; Ibid., 1, 0, 1167", 22-35, 1167", 1-4.
LKS ACTIONS HUMAINES 325
contre, sous le nom de philanthropie, dans les rapports qu ont entre eux les différents peuples ^ : il n'y a pas de mode de la vie humaine proprement dite, où l'on ne constate son existence. Elle est partout où est le droit ^ et s'y ajoute comme une force nouvelle qui s'exerce en sa faveur : elle a je ne sais quoi d'exquis, de doux et de puissant qui tend à lui donner la victoire ^. Plus elle prend de vitalité, plus le respect de la justice devient facile ; et, quand elle a conquis la prédominance, cette vertu s'y perd comme dans un principe supérieur qui la remplace en innovant quelque chose de plus noble et de plus beau^. C'est ce que l'on peut observer au foyer domestique. Les parents voient dans leurs enfants « d'autres eux-mêmes », et les enfants dans leurs parents le principe qui leur a donné le jour; les frères se regardent comme issus de la même racine : tous ils sentent qu'il n'y a qu'un sang- et une vie qui coulent dans leurs veines. Et cette identité de nature leur inspire une délicatesse de conduite où le devoir perd son austérité pour ne plus laisser de place qu'à l'amour ^.
Au sens restreint, l'amitié est un lien de libre affection entre deux ou plusieurs individus.
Considérée de cet autre point de vue, elle devient nécessaire à l'existence ^. Elle l'est à l'adolescent pour le