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6. Id.jibid., 0, 1, 1155*, 4-5 : étio' àvayxaioTaxov eîçTÔv ^tov [tj fiXîa].
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préserver des écarts auxquels l'expose son impétueuse inexpérience; elle Test au vieillard dont elle berce et protège la faiblesse ; elle l'est à l'homme dans la fleur de l'âge qu'elle excite aux « bonnes et belles actions » K Elle l'est dans la prospérité, et plus encore dans l'adversité. A quoi servent la fortune, les honneurs et la domination, lorsqu'on n'a personne que l'on puisse associer à ses joies et combler de bienfaits? Le bonheur ne cesset-il pas d'être lui-même, dès qu'il n'a plus le moyen de se répandre? Comment se sauver d'ailleurs sur ces cimes de la vie, quand on s'y trouve dans l'isolement? plus on y monte, plus le terrain vous glisse sous les pas; et, les heures d'infortune une fois venues, où trouver le courage de supporter l'épreuve, si l'on n'a pas des amis qui pleurent avec vous et vous tendent généreusement la main ^ ?
Mais les avantages de l'amitié ne se produisent pas toujours dans la même mesure ; ils varient avec la forme qu'elle revêt.
Il y a trois sortes d'amitié : celle où l'on a le plaisir en vue, celle où l'on se propose la poursuite de son intérêt et celle dont la personne aimée est à la fois l'objet et la fin ^. De ces trois sortes d'amitié, c'est la dernière qui est la plus excellente et la plus précieuse, la seule qui s'élève jusqu'à la beauté, la seule qui mérite son nom ^.