Id., Ibid., A, 5, 1254", 27 et sqq
3. Id., Ibid., A, 2, 1252% 5-9; Ibid., A, 6, 1255% 26-40; Ibid., H, 7, 1327% 18-30; Eth. ISic., 0, 12, 1160% 27-29.
pas la raison » ou ne la possède que dans une mesure insignifiante, il n'a pas de droits^ ; et de lui à son maître la différence est si profonde qu'entre l'un et l'autre il ne peut s'établir aucune espèce d'affection 2. Ce n'est pas à dire qu'il ne faille user envers les esclaves que de la verge et du cachot; il est bon de les traiter le plus possible par la douceur et la persuasion^. En outre, tout esclave est un homme et peut être aimé comme tel ^. Mais de semblables égards demandent de la prudence ; rien n'est difficile comme la conduite des esclaves : l'extrême sévérité les contraint à la révolte, et l'indulgence leur en inspire l'idée ^.
Les esclaves ne sont que des instruments de travail (cpyava). Il faut de plus à chaque famille une certaine somme de biens, soit pour se nourrir, soit pour se vêtir, soit pour se protéger contre les intempéries de l'air; et l'acquisition de ces biens est soumise à des lois dont l'ensemble relève de l'économie.
Les uns font paître des troupeaux qu'ils conduisent de pays en pays « comme un sol vivant » ; les autres cultivent la terre; ceux-ci vivent de chasse, ceux-là de pêche. Et tous ces moyens sont légitimes^. Légitimes sont aussi les