Id., Ibid., B
4. Id., Ibid., 2, 1261*, 14-39, 1261^, 1-15; Ibid., 5, 1263^ 27-37
la vie ; il sait que les hommes en général ne veulent le bien que dans la mesure de leur bien ^ ; et il se prononce hardiment pour la propriété et le mariage traditionnel où se réalise le mieux cette alliance de l'égoïsme et du devoir. Ses erreurs elles-mêmes viennent d'une connaissance singulièrement pénétrante de la logique réelle. S'il soutient la thèse de l'esclavage, c'est qu'il sent avec force combien il y a de péril à lâcher dans la cité toute une masse d'individus dont l'ignorance, la convoitise et les prétentions croissantes ne peuvent que troubler les affaires publiques. Et ce péril existe encore, il est plus grand que jamais : il n'y a rien de menaçant comme les démocraties modernes. S'il condamne le commerce et le prêt à intérêt, c'est qu'en définitive il voit dans ces deux modes d'acquisition des principes de décadence morale : il a déjà observé que la plupart des hommes sont incapables de supporter la richesse.
1. Arist., Polit., B, 3, 12G1'*, 33-35 : Y^xiTTa yàp ÈTctjxeXeîa; xu^/âvei t6 TiXet-
CTTWV XOIVÔV TCÔV Y^p tSîtOV {xàXlffTa ÇpOVTÎÎÎOUCTlV, TÔÔV ôà XOtVWV i^TTOV, r) Ô<TOV
éxâdTti) èTci6â).),£i. Platon a beaucoup moins co sentiment de la réalité vive, au moins dans la période moyenne; il croit davantage au perfectionnement possible de notre nature. Encore sa République n'est-elle, pour lui, qu'une limite dont on peut s'approcher de plus en plus, mais que l'on n'atteint jamais {Rep., V, 472* et sqq.).