‹ AristoteChapitre 277 sur 304 · LA CITE · texte numérisé non relu

LA CITE

La famille se développe en bourgades - ; et les bourgades, à leur tour, se groupent sous forme de cité ^. Pourquoi ce dernier mode d'association?

Le but de la cité n'est pas la conquête ; sur ce point capital, les Cretois et les Lacédémoniens se sont trompés. Outre qu'il vaut mieux commander à des personnes libres qu'à des vaincus *, il existe un droit des gens, au moins

1. 11 est certain que nous n'avons pas le plan primitif de la Politique d'Aristote. Les livres VII et VIII font suite au livre III. Ainsi semble le vouloir l'ordre naturel des questions. De plus, le livre III se termine par cette phrase inachevée : àvdtYxr] or) tôv {Ae/.XovTa uspi aùxrj; [uo).iTeîaç x^; àpîaTr);] noiViffaffGa'. Tyjv Tiprodrjxoucrav <7v.i^t.v... La même phrase est reprise en partie et achevée au commencement du livre VII : irspl noXiTsta; àplisxriz tôv fxsXXovta TconQdaffôai trjv itpoaifixouffav î^iQTrjo-tv àvàvxr; Stopîcrao'ôai'jrpaJTov t:; aîpsTtoTaTo; pio;. Certains passages du livre IV (1289% 30; 1290=" 1-2; 1293^ 1-3), où l'on parie de l'aristocratie comme d'un sujet déjà traité, supposent également l'antériorité des livres VII et VIII. On discute, en second lieu, la question de savoir s'il faut intervertir les livres V et VI. On remarque en troisième lieu, dans la Politique d'Aristote, des altérations et des lacunes assez nombreuses.— Il est inutile, croyons-nous, de nous étendre sur ces questions de critique philologique; elles sont traitées de main de maître et avec un luxe exceptionnel d'érudition par Edouard Zeller {oavr. cit.^ II, 2, 672-678, n.2).

2. Arist., Polit., A, 2, 1252", 15-16 : i] o' ix irXeiôvtov olxiwv xoivuvia TïpwTrj XpVidewç ëvexev \t.i\ if7)[A£pou xtofirj.

3. /(/., Ibid. : r\ o 1% ttXe'.ovwv xcofAwv xoivwvla xé/eio; ttoXi;,

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