d., Ibid., H
4. /r/., Ibid., B, {), 1271", 41, 1271", 1-10; cf. Ibid., H, 14, 1333", 14-26: Plat., De Icg., III, 088*.
Le but de la cité ne consiste pas non plus dans les avantages qui résultent d'une alliance défensive ou d'un traité de commerce, si intimes et si durables que soient ces conventions ; car chacun des peuples qui les ont signées garde sa forme de gouvernement, ses magistrats et ses lois *. Supposé même qu'un certain nombre d'individus de professions diverses, architectes, laboureurs et cordonniers, viennent à conclure un pacte par lequel ils se promettent soit de respecter la justice dans leurs échanges quotidiens, soit de se défendre les uns les autres contre les agressions extérieures ; que l'on élève, si l'on veut, jusqu'à dix mille et plus la quantité des personnes groupées de cette sorte : on n'aura pas encore une cité 2.
On a vu plus haut que le bonheur est la fin suprême de la vie. Voilà aussi et par suite la fin de la cité ^: c'est en elle et par elle que le bonheur devient pratiquement possible; du moins, c'est en elle et par elle qu'il trouve son achèvement
La voie qui mène au bonheur est la pratique de la justice^ et de l'amitié. L'homme qui vit à l'écart de toute corporation sociale, ignore l'un et l'autre de ces deux sentiments : c'est le plus impie et le plus cruel des animaux, un monstre sans foi ni loi. La sauvagerie habite en son âme ; et rien n'est terrible comme la sauvagerie ar-