‹ AristoteChapitre 283 sur 304 · Id., Ibid., A · texte numérisé non relu

Id., Ibid., A

l'oligarchie, la démocratie, l'aristocratie, formes auxquelles il ajoute la république [izolndoc) \

On peut soutenir cependant que ces divergences ne vont pas jusqu'à la contradiction. La première et la seconde classifications partent de points de vue divers : l'une est finale, l'autre causale; il est naturel qu'elles soient elles-mêmes diverses. La troisième est une division en vogue qu'Aristote accepte pour la commodité du sujet.

Le gouvernement le plus parfait est celui qui se rapporte le mieux au caractère du peuple pour lequel il est établi^.

Par suite, le gouvernement le plus parfait, pour les nations qui ont pris l'habitude de l'esclavage, c'est la monarchie. Elles sont ou sont devenues incapables de commander; le meilleur est donc qu'elles obéissent : il ne peut rien leur arriver de plus heureux que de trouver un individu supérieur qui s'empare des affaires publiques et les dirige à sa guise ^.

De plus, si, dans une société de personnes libres, il venait à naître un homme assez élevé en sagesse pour être comme un dieu ou même comme un héros au regard des autres hommes, la seule solution légitime serait do le proclamer roi. On commettrait une injustice en le frappant d'ostracisme. Il y aurait du ridicule à ne lui céder qu'une partie du pouvoir, encore plus, à le main-

1. Ahist., Polit., A, 7, V?m\ :ih-ï2; v. Pl/vt., PolUicus, 29l''-2*J2". Toutefois, la classification que IMatoii indique en ce passage ne s'accorde pas complètement avec ct^Jle d'Aristote.

2. Akist., Polit., r, 17, i;>88", 8-15. — Cf. Montksquiku, ouvr. cit., p. 8; cf. La Buuyèhe, Fxs caractères, t. I, p.3'i7, Paris, 1818.

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