‹ AristoteChapitre 285 sur 304 · d., Ibid., 1287^8-ll · texte numérisé non relu

d., Ibid., 1287^8-ll

3. Id., Ibid., r, 16, 1287", 10-20; Ibid., E, 8, 1308% 10-13; Ibid., H, 3, 1325*', l-iO;Ibid., 14, 1332^ 16-29.

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ment à des révolutions désastreuses. Celui qui a tous les droits, peut aussi mettre la force de son côté ; comme il le peut, il le fait d'ordinaire : et l'on arrive à la tyrannie ^ Ceux qui n'ont point de droits, finissent par prendre conscience qu'ils devraient en avoir : c'est l'effet d'une évolution que rien ne saurait arrêter-. Ils deviennent alors les ennemis de l'État, s'entendent, conspirent jusqu'à ce qu'ils soient les maîtres ^ : et l'on glisse dans la démocratie. La monarchie, chez les peuples libres, est un mal ; et les extrêmes qu'elle enfante sont encore pires qu'elle.

Il faut que tous les citoyens participent au pouvoir : c'est le second principe de la meilleure des formes politiques; mais dans quelle mesure doit se faire cette universelle participation?

D'après les tenants de la démocratie, Fidéal à poursuivre est l'indépendance totale de chacun à l'égard de tous : c'est la liberté complète, celle où chaque individu vit comme il lui plaît. Cette liberté n'est possible que si l'on ne tient plus aucun compte des supériorités qui viennent de l'intelligence, de la vertu, de la naissance ou de la richesse ; pour l'obtenir, il faut considérer les citoyens comme des unités mathématiques et leur attribuer à tous des droits absolument égaux. Par suite, le cens est supprimé, on n'emploie plus le vote pour la nomination aux charges ; le cens suppose des inégalités et le vote en peut produire. Toutes les fonctions publiques sont ac-

1. Arist., Polil., r, 15, 1280", 27-40 : Pour limiter la garde, il faut que la loi existe déjà; l'liypoth<>se est qu'il n'y en a pas.

2. /</., Jfnd., 15, 128G^ 20-22; lOicL, A, G, 12'.)2^ 41 et sqq. ; JOid., 15, 129'J'\ 38 et sqq.; Ibid., K, 9, 1309", 38 et sqq.

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