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3. Arist., Polit., B. 11, 1272^ — 4. Id., Ibid., 9, 12G9". — 5. Id., Ibid.y 10, 1271". — fi. rd., Ihid., 12, 1273". — 7. Id., Ibid., 7, 1200". — 8. Id., Ibid.y 8, 12G7".
9. Dans la Polit. (IV, 1 ), Aristote distingue, au point de vue de la perfection, quatre formes politiques : 1" îio^tTeîav tyjv aTiXtô; àp(<iTy]v, xax' eù/yjv, [j.viSevôç è(XTioo{JiovTo; Tûv i-*.x6ç, ; 2" tyjv va. X'Ôv uTtoxeifjLévwv àp((jT'Ov ; 3" rpîtriv èi; 'jTio^iotui:, ; 40 Tïapà Tiàvta oï TaOta t9iv |xà).t(Txa Triia'.; xat; uô^eaiv àptxÔTTOuorav, El il
leurs différents aspects la république^, roligarchie -, la démocratie -^ et la tyrannie *. Au cours de ses développements, il trouve l'occasion de mentionner la constitution de Mantinée, singulièrement intéressante au point de vue moderne, puisqu'elle est un échantillon antique de gouvernement représentatif ^.
Nous ne pouvons le suivre dans ces études de détails; il doit nous suffire d'avoir formulé les principes dont elles ne sont que des applications diverses.
Il est plus difficile peut-être de conserver une constitution que d'en tracer le plan et de l'établir : c'est toujours une machine complexe dont les rouages sont susceptibles de se vicier; et chacun des troubles partiels nuit plus ou moins au fonctionnement normal de l'ens^emble.
Le moyen le plus efficace d'assurer la persistance d'un régime politique, c'est l'éducation ^. Mais il est nécessaire de la bien concevoir, si l'on veut qu'elle aboutisse au
explique lui-même ce qu'il faut entendre par la troisième de ces formes, bien que Gôttling et Barthélémy Saint-Hilaire se soient mépris là-dessus : sti
TpÎTYjv il uTioOéaeto;' ôeî yàç xriv SoOeîffav ôûvacjOai ôstopeîv, è^ àp/rj; te tico; àv YÉvoiTo, xal Y£vo(/.£vy) Ttva TpoTTov à"? (tcoS^oito nlziczov j(p6vov lé^ta ô' olov eÏTivi 7;6).ei (TUjxêéêrixe {xfjTE Ty;v àpiorinv ■noXiTE-jETOai uoXixeîav àyopT^yriTOv ts etvai xat TÔiv àvaYxaîtov (c. d. des conditions voulues par la meilleure des politiques), jjir,Te "zry èvôeyo(JL£VY)v sx twv ÛTrapvôvxwv, cùlâ Tiva <fau)>0T£pav. Platon ne compte que trois formes politiques : la première fait l'objet de la République, la deuxième celui des Lois ; de la troisième il ne dit rien de précis [De leg. V, 739* et sqq.).
1. Arist., Polit., A, 9, 1294^; /6«</., E, 12, 1315^— 2. /rf., /6u/., 5-6, 1292'; Jbid., Z, 6, 1320^—3. Id., Ibid., 4, 1291", 30 et sqq.; Ibid.,Ç,, 1292"; Ibid., Z, 2, 1317». — 4. Id., Ibid., A, 10, 1295"; Ibid., E, 10-1 1, 1310*. — 5. Id., lbid.,1, 4, 131S^ 6-32.
6. Id., Ibid., r, 17, 1288», 32-41, 1288^ 1-2; Ibid., E, 9, 1310», 12-19 : [xÉvicTov Ss TzàvTtov TÛv £tor)U.£va)v Kpô; TO ôiau.£V£'v Ta; TioXiTEia;, ou vûv oXiYwpoua. 7:(xvT£ç, TÔ uaiûfcÛEaôai Tcpô; xàç 7tù)»tTela;.,.; Ibid., 0, 1, 1337*, 11-14.
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résultat capital que l'on a le droit d'en attendre. Comme tous les citoyens d'un État donné poursuivent le même but par les mêmes lois, ils doivent avoir aussi le même esprit, le même fond de croyances et les mêmes mœurs; par suite, il faut que l'éducation soit une. Les divergences à cet égard sont une source d'antipathies qui troublent la concorde et se traduisent au bout d'un certain temps par des luttes intestines : ce qui met tout en péril ^. Il faut aussi que l'éducation soit adaptée à la nature de la constitution en vigueur, monarchique sous la monarchie, aristocratique sous l'aristocratie , républicaine sous la république : ainsi des autres formes de gouvernement 2. Parla même, on commettrait une grave erreur en l'abandonnant aux soins des particuliers; il faut qu'elle soit publique, comme à Lacédémone : l'État doit en garder le monopole. Ce n'est pas que le père de famille n'y ait un certain droit in raclice; mais ce droit n'entre pas en exercice. Il est nécessaire que la cité soit; et la cité ne peut être que si elle façonne les citoyens à sa propre image ^.
Grande est aussi l'influence qu'exerce la conduite des gouvernants. Une administration bienveillante, honnête et légale s'impose aux plus difficiles ^. Tout au contraire, l'injure et le mépris sont de nature à soulever de dangereuses indignations : les fils de Pisistrate tombèrent pour avoir outragé la sœur d'ilarmodius; analogue fut la fin
1. Arist., Polit., B, 5, 1263", 36-37; Ibid., 0, 1, 1337", 21-23 : iTre: V cv tô téÀû; tri 7r6).e'. 7îâ<Tr), çavepôv oxt xal Ty)v TiaiSeJav |j.îav xai iv.v aÙTiriv àva-yxx ov eïvai TtàvTwv..,
2. /</., Ibid., E, 9, 1310", 12-22; Ibid., 6, 1, 1337", 14-21.
3. Id.,lbid., II, 14, 1333», 11-16; Ibid., 0, 1, 1337", 21-34.