t/., Ibid., E, «, 1308", 3-11 ; Ihid
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de Périandre, tyran d'Ambracie ^ Les dilapidations ^ et les illégalités ^ ne tardent pas non plus à exaspérer le sentiment de la justice, qui est peut-être le plus profond du cœur humain. Ainsi des « sopbismes politiques », de l'usage, par exemple, de mettre à l'amende les riches qui ne viennent pas aux assemblées, qui ne se rendent pas aux tribunaux ou ne s'achètent point des armes, tandis que Ton se garde bien d'inquiéter les pauvres qui commettent les mêmes négligences. Les faits se chargent de démasquer ces tromperies ; et ceux qui en ont été les victimes cherchent tout naturellement à se venger *.
Il importe également de tenir compte du rapport des lois avec les mœurs. Il arrive parfois que les mœurs sont encore démocratiques sous un régime qui ne l'est plus, oligarchiques sous un régime qui a cessé de l'être : ainsi des autres espèces de gouvernement. C'est ce qui se présente, lorsqu'on passe d'une forme politique à une autre ; les mœurs anciennes persistent sous la constitution nouvelle^. Dans ces cas, le meilleur est d'appliquer les lois avec modération, afin de ne pas contrarier outre mesure l'opinion publique. L'idéal est qu'il existe une harmonie complète entre les mœurs et les lois ^ . Par là même , lorsqu e le temps a réalisé cet accord, il faut se garder d'innover à la légère, d'une manière trop brusque ou trop fréquente.
1. XmsT., Polit., E, 3, 1302", 6-14; Ibid., 10, 1311*, 31-40; v. aussi pour les Pisistralides lloXir. 'AOrivaitov, XVIII .