Arist., Met., A
2. /rf., IbicL, Z, 8, 1034', 5-8 : tô S' «xTrav f,87i to toiovôê eîôoç èv xaïaôe taïç arapÇi y.al ootoT;, Ka).Xta; xal iioxpàr/i;" xat erspov {xèv 8ià ttjv uX/jv érépa yàp taÙTO o£ T(îi Eioef àTOfxov ysp t6 eTôo;.
3. De ente et essentia, c. v, p. 399; De suhst. sep. seu de ang., c. vu, p. 435-438 (Nemausi, 1854); S. th., 1% q. 313, ; q. 39, 1, ad 3 ; q. 54, 3, ad 2; q. 5G, 1, ad 2 ; q. 75, 4, 5; q. 85, l,et 3, ad 4; q. 86, 1, 3 (Barri-Ducis, 1874).
Mais, si telle est la part de la matière dans la constitution des choses, si grâce à son inertie elle tient la forme en perpétuel échec, si elle confère aux individus leur caractéristique individuelle, et qu'elle soit de plus comme leur unique étoffe, ce n'est plus du non-être qu'il faut la rapprocher ^ ; on serait bien plutôt tenté de la regarder comme l'être véritable. On comprend du moins qu'Aristote ait longuement discuté, au livre VI* de la Métaphysique 2, la question de savoir si c'est elle ou non qui mérite principalement le nom de substance.
On peut maintenant se faire une idée précise de la substance : c'est un tout individuel qui renferme deux principes essentiels, la matière et la forme ^, Et ces deux principes sont tellement solidaires l'un de l'autre que rien ne les saurait séparer; ils ne comportent qu'une distinction logique. Supprimez toute forme, il n'y a plus de matière; supprimez toute matière, il n'y a plus de forme, au moins ici-bas. De plus, il ne faut pas imaginer, entre ces deux choses, une sorte de moyen terme qui les relie entre elles; c'est directement qu'elles s'unissent : elles sont l'une à l'autre, comme le tranchant à la hache