‹ AristoteChapitre 48 sur 304 · Id., Ibid., T, 5, 201% 7-10; Met., K · texte numérisé non relu

Id., Ibid., T, 5, 201% 7-10; Met., K

5. Id., Ibid., r, 5, 204% 20-26 ; 3/e^,K, 10, 1066% 11-16. V. plus haut, p. 9.

5i ARISTOTE.

fermer ou plusieurs éléments infmis ou un seul élément infini et plusieurs éléments finis. Si l'on admet la première hypothèse, on se heurte derechef à l'ahsurdité précédente : il y a plusieurs infinis dans le même infini. Et si l'on opine pour la seconde , les difficultés, pour être différentes, n'en sont pas moins insurmontables. D'abord, les éléments finis n'auront plus d'espace où ils puissent se situer. De plus, ils seront absorbés par l'élément infini. Si, par exemple, cet élément est le feu, tout deviendra du feu, ce sera l'embrasement universel; et, si cet élément est de l'eau, tout retournera fatalement à l'état humide ^. Car la loi des mélanges n'a pas d'exception; et elle veut que le plus fort s'assimile le plus faible ^. Il ne restera donc qu'un corps simple dont il faudra savoir s'il peut être infini; et la question ramenée à ces termes ne comporte qu'une solution négative. Ainsi le demande en premier lieu la notion même de corps. Tout corps présente une surface qui a une figure déterminée et dont les points divers sont à telle distance l'un de l'autre ; autrement, l'on n'a plus qu'une chose purement amorphe, un être à l'état de puissance qui ne peut exister comme tel. Mais dire qu'un corps a une surface, une figure et des dimensions données, c'est affirmer trois fois pour une qu'il a une limite et que par là même il est fini ^.

De plus, imaginez qu'un corps simple soit infini ; et l'on arrive à des conclusions insoutenables. Dans ce cas , les parties de l'univers ne se meuvent pas. Pour

U Arist., rhys., Y, 5, 204^ 10-19; Met., K, 10, l006^ 26-32

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