‹ AristoteChapitre 49 sur 304 · JfL, De gen. et corrvp., A · texte numérisé non relu

JfL, De gen. et corrvp., A

3. /</., PJiys., r, 5, 20'ih, 5-7, 20-22; Met., K, 10, 10G6^ 22-24, 32-34.

que les parties de l'univers se meuvent, il faut qu'elles aient des inclinations divergentes, que les unes, par exemple, tendent vers le haut et les autres vers le bas. Car, si elles se rendent toutes au même point, elles s'y grouperont comme autour d'un centre et finiront par s'immobiliser mutuellement. Or, c'est précisément ce qui doit se produire dans un corps simple. Rien n'y diverge : tout y est ou du feu, ou de la terre, ou de l'air, ou de l'eau; fout y a la même nature et partant la même direction ^. Pour que les parties de l'univers se meuvent, il faut aussi qu'il existe des lieux naturels qui servent de termes à leur parcours. Un corps simple qui est en même temps infini n'en contient pas : on ne distingue, dans son absolue homogénéité, ni milieu ni circonférence, ni haut ni bas, ni droite ni gauche, ni avant ni arrière 2. Enfin, les parties de l'univers ne peuvent se mouvoir, si chaque intervalle donné demeure à jamais infranchissable. Et, dans un corps infini, l'on ne trouve aucune portion, si petite qu'on la suppose, qui soit susceptible d'être franchie : tout, jusqu'aux moindres parcelles, jusqu'aux fragments invisibles, y est également fait d'infinité ; c'est là un des points sur lesquels Zenon reste invincible ^.

Une a tre conséquence de l'hypothèse admise, c'est que rUnivers lui-même ne se meut pas non plus. Un corps infini ne peut avoir une pesanteur finie. Soit, en effet, V un corps infini et P sa pesanteur considérée comme finie ; m le rapport de V à P. On peut prélever une portion de ce

1. Arist., Decœl., A, 7, 275^ 32 ; 276^ 1-6; P/iy5., T, 5, 205^ 10-15 ; 3ie^, K, 10, 10G7^ 7-15; Phys., T, 5, 205^ 20-24.

•\ Id., rhys., r, 5, 205b, 31-35; Met.,K, 10, 1067», 27-38; De cœL, A, 7, 270", 6-12.

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