‹ AristoteChapitre 50 sur 304 · îd.,Phys.,r, 5, 205^ 2^-30; Met., K · texte numérisé non relu

îd.,Phys.,r, 5, 205^ 2^-30; Met., K

corps, dont la pesanteur sera également finie; et l'on aura les deux équations suivantes :

d'où l'on peut écrire

1 — Yl p ~ p

ce qui est absurde.

Il faut donc, s'il existe un corps dont la grandeur est infinie, que sa pesanteur le soit du même coup ^ Et, si telle est sa pesanteur, telle aussi est sa vitesse ; car entre ces deux termes il y a proportion constante. Mais dire qu'un corps se meut avec une vitesse infinie, c'est dire que sa vitesse n'est jamais donnée, c'est dire qu'il ne se meut pas 2. D'ailleurs, quel peut être le mouvement de l'univers considéré comme un tout, s'il est réellement un corps infini? Ce n'est pas une translation, car il n'y a en dehors de lui que le vide absolu ; et le vide n'est pas un intervalle, le vide ne se traverse pas ^. Ce n'est pas non plus une rotation ; car toute rotation suppose un centre et une circonférence. Or l'infini, comme on l'a vu, n'a rien de pareil : son centre est partout et sa circonférence nulle part ^. Il n'y a donc pas de mouvement qui lui convienne. Ainsi tout est en repos au dehors, comme au dedans, dans l'ensemble comme dans les parties de l'ensemble : c'est au Monisme des cléates que l'on aboutit.

1. Arist., De cœl.j A, G, 273*, 25 et sqq.; Ibid., 273», 1-28.

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