Id., Phys., r, 5, 201S
4. Id., Ibid., r, G, 206*, 1-18: ... XeiusTat ouv ô'jvatxîi eivat to ccTCîipov.
5. Id.,Ibid., r, 6, 206», 21-27; Ibid., 27-29 • oXw; [làv yàp outw; èa-i xà
une ; il contient deux éléments irréductibles et qui pourtant se trouvent l'un dans l'autre, l'actuel et le possible. Il se fonde sur une quantité donnée, mais il n'est point cette quantité elle-même : c'est la capacité qu'elle renferme d'aller sans limite du petit au grand ou du grand au petit. L'infini de l'espace, par exemple, suppose un espace d'une grandeur déterminée ; et il est quelque chose de plus, à savoir ce qui fait que l'on peut toujours y ajouter ou en retrancher.
De cette notion de l'infini découlent trois conclusions principales à l'adresse des philosophies antérieures.
En premier lieu, c'est à tort que les Pythagoriciens et Platon ^ après eux ont fait de l'infini un principe des choses, puisqu'il n'est que le dérivé d'un dérivé de la substance.
En second lieu, Anaximandre et Anaxagore ^ se sont mépris, lorsqu'ils ont vu dans l'infini comme une sorte d'enveloppe de l'univers. Tout au contraire, c'est lui qui est enveloppé : il est le contenu, non le contenant. Il procède en effet de la matière, puisqu'il n'existe qu'à l'état de puissance; or la matière, comme telle, réside dans les profondeurs de la réalité et n'apparaît qu'autant qu'elle se revêt d'une forme ^.
Troisièmement, il existe entre l'infini et le parfait une opposition complète. L'infini n'est qu'à l'état de puissance ;
aTteipov, tjo àet â),Xo xal cDlo )>atJ.6àve(78ai, xal t6 )^a(x6av6iJ.evov (xev àst elvai TceicepaiTfxévov, àXX' àd ys. erepov xal ëxepov; Ibid., 206", 12-20; Ihid., 207', 1-2 : où Tfàp o\) (j.rjoèv ëÇo), àXV ou àe; ti éÇco ècrTi', ToOto dcTreipov ècrxt.
1. Arist., rhys., r, 5, 204% 32-33; Ibid., 4, 203", Uy\Pliileh., XII, 115-147.
2. Id., Ibid., r, 4, 203", 10-15; Ibid., F, 5, 205'', 1-5; Ibid., T, G, 207% 15-21.