‹ AristoteChapitre 53 sur 304 · c/., Ibid.,T, G · texte numérisé non relu

c/., Ibid.,T, G

l'être 59

le parfait est entièrement en acte. Par suite, Finfîni est amorphe ; le parfait n'est plus qu'une forme. L'infini n'a pas de terme, le parfait est terminé de tous points : c'est à cette condition seulement qu'il mérite le nom d'achevé ^ Parménide a vu plus juste que Melissus, lorsqu'il a conçu l'être, non comme infini, mais comme fini -.

La notion de l'infini une fois connue, l'on en peut aussi déterminer le domaine.

Tout nombre concret est infini par multiplication, et fmi par division. A une série donnée d'objets on peut toujours ajouter d'autres objets; mais l'opération inverse rencontre une limite qui est l'individu : « un homme, par exemple, est un homme, non plusieurs ^ ». Au contraire, toute grandeur concrète est infinie par division, et fmie par multiplication ; car le ciel a des bornes et l'on ne peut dépasser le ciel *.

Le mouvement est infini dans les deux sens. On le peut toujours diviser davantage, et parce qu'ainsi se divise la grandeur elle-même. De plus, il constitue un devenir qui par nature ne peut avoir aucune limite. Il n'existe point tout entier à la fois; son présent est toujours fini ^. Mais

1. Arist., Met., 0, 8, 1050*, 9-10 : Té)>oç ô' yj èvépYeta xac toutou -/aptv ii ô-jvajJLi; >a|ji.êàveTai; PJiys., F, 6, 207*, 7-9 : aTretpov (xèv ouv èailv ou xaTà uoctov >a[iêavou(riv aXti ti ).aêeîv e<rTiv êÇo). Ou 6e (/.tqoèv ëSw, tout' ioiX TsXeiov y.rn ô>ov; Met., A, 16, 1021»», 12, 24-25 : KaTà yàp to êx"^ "^ô T£)oç T£>eta; Ihid., 30 et sqq.; Phys., T, 6, 207*, 14-15 : to 6è téXo; Tiépaç.

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