‹ AristoteChapitre 54 sur 304 · Id., Ihid., r · texte numérisé non relu

Id., Ihid., r

5. Id., Ibid.,r, 7, 20'^", 14-15, 21-27 . « Tenons-nous-en là pour lemoraent, dit Arislote en ce dernier passage; nous essaierons de dire plus tard en quoi consiste chacune de ces choses [à savoir l'espace, le temps et le mouvement]. >•

ce présent suppose un passé qui ne l'est pas et un avenir qui ne saurait l'être. Le mouvement n'a pu commencer et ne pourra cesser : il est éternel ^

Par suite, le temps est également infmi, et de la même manière que le mouvement. Ces deux choses, en effet, sont corrélatives : il n'y a de temps que par le mouvement et de mouvement que dans le temps 2.

Le principe de la génération est-il infmi? l'on serait tenté de le croire à première vue. La génération est éternelle; et il semble qu'on ne la puisse expliquer, s'il n'existe quelque part une source inépuisable d'énergie 3. Mais ce raisonnement, qui est d'Anaximandre, n'a qu'une valeur apparente. Tout corps est fini. Il faut donc que l'univers lui-même le soit, et, par suite, que sa puissance le soit également. Car il est impossible qu'un corps fini possède une énergie infinie : c'est une chose qui se démontre comme on a démontré plus haut que tout corps fini a nécessairement une pesanteur limitée ^. Mais alors comment se fait-il que la génération soit à jamais indéfectible ? L'individu qui s'en va est remplacé par son contraire sur la scène de la vie ; la mort de l'un est toujours la naissance d'un autre ^. Et par là s'entretient un équilibre éternel dans le budget de la nature.

Si des êtres concrets l'on passe aux opérations de la pensée, l'infini ne trouve plus aucun obstacle à son entière expansion. Les unités abstraites sont plus faciles à

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