Jd., McÂ., A, 15, 1020^ 2G
5. Id.,Ibid., A, 15, 1020^ 32 et sqq.; Ibid., 1021*, I-ll; Categ., 6, B" 11-29.
l'être. 63
mique , toutes les fois qu'elle est d'ordre causal . Il y a du relatif partout, excepté dans la substance ^. Encore ne peut-on s'en tenir là, lorsque, au lieu de considérer les individus séparément, on envisage l'ensemble de l'univers ; car alors on observe que les substances coagissent les unes aux autres et rentrent par le fait dans le domaine de la relativité. L'Acte pur lui-même n'est absolu que d'un côté , puisqu'il est la fin suprême de la nature ^ et que toute fin l'est nécessairement de quelque chose. Mais de ce qu'il y a du relatif partout, on n'a nul droit de conclure que tout est relatif. Dans chaque relatif, en effet, il faut distinguer la relation elle-même et le sujet qui la fonde. Or ce sujet a toujours quelque chose d'absolu. C'est l'homme qui engendre l'homme; et le corps «, par exemple, qui meut le corps è. La science est une qualité de l'âme ; et les multiples eux-mêmes, bien qu'ils soient comme tels de pures relations, ne laissent pas d'être des nombres et partant des modes de la quantité ^.
Quelle idée faut-il se faire du lieu? C'est un des sujets les plus difficiles que l'on puisse se proposer ^ ; et les philosophes antérieurs l'ont laissé à peu près intact. Per-