kTAST.,Phys., A, 1, 208', 32-34; Ibid
sonne n'y a touché i, sauf Platon dont la théorie à peine ébauchée est de plus entachée d'erreur.
Le meilleur moyen d' éclair cir la question est d'écarter successivement les hypothèses qui n'y répondent pas ; c'est de procéder par voie d'élimination 2.
Tout d'abord, le lieu n'est pas quelque chose de purement intelligible. Sans doute, nous concevons au dedans de nous des lignes, des plans, des solides : il y a des lieux dans notre pensée. Mais ils sont d'ordre logique ; et, pour que les corps réels se situent, il leur faut un milieu réel ^,
Le lieu n'est pas non plus un corps. Car le lieu d'un corps nous apparaît comme un terme vers lequel il tend et dont il peut s'écarter après l'avoir atteint; par conséquent, il s'en distingue ^. Il y aurait aussi, d'après cette hypothèse, deux corps en même temps dans le même endroit; et la chose est impossible, vu que les corps sont impénétrables ^. Enfin, si le lieu est un corps, il occupe lui-même un lieu, qui occupe un autre lieu; ainsi de suite à l'infini, comme le disait Zenon. Or, quand il s'agit du donné, une telle régression est contradictoire^.
On ne peut dire davantage que le lieu d'un corps est sa forme même, et pour deux raisons principales. D'abord, la forme de tout corps change de place avec lui, vu qu'elle lui est immanente; au contraire, son lieu est absolument immobile, au milieu des fluctuations du devenir. Impossible de concevoir, par exemple, que les
1. AiiiST,, /*//?/5., A, 2, 209^, 16-17; /ftid., A, 208', 34 et sqq.