‹ AristoteChapitre 62 sur 304 · Id., Ibid., A, 5,212», 34-35-, Jbid · texte numérisé non relu

Id., Ibid., A, 5,212», 34-35-, Jbid

l'être. 67

k-° Il n'y a pas de vide. Il n'existe pas de corps qui ne soit dans un lieu; et, par suite, il n'existe pas de corps qui ne soit inhérent à la limite ambiante de quelque autre chose. Et ce raisonnement vaut pour les parties des corps elles-mêmes. Supposez, en effet, qu'une seule de ces parties donne dans le vide de toutes parts ou seulement par l'un de ses côtés, il faudra dire qu'elle n'est pas dans un lieu ou qu'elle n'y est que par quart ou par moitié : deux choses également impossibles. Il n'y a donc rien qui ne soit continu ou contigu ; tout se tient et par toutes ses faces d'une extrémité à l'autre du ciel.

Mais la question du vide occupe une place importante dans la Physique d'Aristote. lia fourni d'autres raisons, pour en établir l'impossibilité ; et il convient de les faire connaître.

Il n'est pas nécessaire de recourir à l'hypothèse du vide, pour expKquer le mouvement. Rien n'empêche que les changements qualitatifs ne s'opèrent dans le plein ^. Le mouvement local se comprend, dès que l'on suppose que les corps se succèdent les uns aux autres dans le même lieu ^. La raréfaction peut provenir de ce qu'un corps plus léger, comme l'air ouïe feu, pénètre dans un autre corps ; et la condensation, du phénomène inverse ^, L'extension spatiale peut n'être qu'un changement qua litatif : ce qui se produit, par exemple, lorsque l'eau se transforme en vapeur*. Tout s'interprète par la théorie du plein ^.

1. Arist., Phys., 1, 7, 214*, 28 : àXXoioOdÔai yàp tô TtXrjpe; èvôéxeTai.

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